Dico


 1.000 notes dans 515 articles à ce jour –

Déconseillé aux sensibilités de droite
et autres idéologues grégaires!


Un dictionnaire n'est pas la bible,... si tant est que celle-ci soit digne de foi.

“Lorsque quelque chose a été dit et bien dit, n’aie pas de scrupules,
prends-le et copie-le." Mark Twain
_______________________________________________________
Pour chercher un mot appuyez simultanément sur 'CTRL' et 'F'
et écrivez ce mot dans la fenêtre qui apparaît dans un coin de l'écran.
CETTE PROCÉDURE EST VALABLE SUR TOUTES LES PAGES WEB.


     1789:

- Ces bourgeois que nous avons portés à la victoire en 1789 n'ont fait que remplacer le droit divin par celui du profit, de leur profit.

     21ème SIÈCLE:

- « Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas » disait Malraux. Cette mauvaise plaisanterie semble hélas se réaliser sous le parrainage d'une classe dominante associant peu ou prou sa réussite au divin.


     A PRIORI: (à l'adresse des usagers des réseaux sociaux)

- Ne rien approuver a priori est sage, vérifier l'est encore davantage!

     ABSURDE:

- Nous ne pouvons qualifier d'absurde ce que nous ne comprenons pas, seule peut l'être l'interprétation que nous en faisons.

     ACQUIS: (voir inné)

     ADDICTION:

- Voir son addiction dévoilée signifie pour certains être traité de faible, ce qui enclenche chez eux une réaction proportionnelle à l'agression supposée.

     ADVERSAIRE:

- Bien connaître l'adversaire augmente fortement les chances de bien le vaincre.

     AFRIQUE: 

- Réduire le pillage de l'Afrique à la rapacité d'un peuple au détriment d'un autre est fallacieux. Si effectivement les voleurs et les consommateurs de ces richesses sont pour bonne part occidentaux, c'est l'idéologie libérale imposée par les voleurs aux consommateurs qui est en cause et non une supposée cupidité occidentale collective. Prétendre le contraire relèverait ni plus ni moins du racisme.


     AGIR, RÉFLÉCHIR:

- Réfléchir sans agir n'est pas plus subtile que d'agir sans réfléchir,
mais s'il est un ordre à donner aux choses mieux vaut réfléchir avant d'agir.

     AILLEURS:

- L'herbe est toujours plus verte ailleurs, mais la neige y est souvent plus froide.

     ALTÉRITÉ:

- Le rapport à l'autre, l'altérité, est un état d'esprit fortement influencé par le régime social, politique, économique vécu. Aussi est-il utopique de vouloir changer la société en partant de l'introspection bien-pensante, celle-ci ne peut influencer que les rapports individuels au sein de groupes relativement restreints.

     ALTERNANCE:

- Les partis du pouvoir étant à la solde de la classe dominante et la crise exigeant de trouver des coupables, comment mieux disculper leurs maîtres qu'en laissant l'extrême droite accuser l'immigré?...

     ALTRUISME:

- L'altruisme est la recherche désintéressée du bonheur d'autrui. Or, rendre l’autre heureux, n’est-ce pas aussi se faire plaisir à soi-même?... Dès lors, jusqu’où va ce désintéressement inhérent à la notion d'altruisme?

- Relativiser l’altruisme dont nous serions dotés n’est pas supposer que tout ce que nous faisons pour l’autre l’est fait uniquement par intérêt mais que tout simplement nous y trouvons aussi satisfaction, donc intérêt quoi qu'on en dise. Quel déshonneur à cela ? Serait-il méprisable d'être heureux... de rendre heureux?

- L'altruisme pur et dur n'est pas de ce monde, socialisons donc l'égoïsme (ce qui est bon pour la société est bon pour moi) plutôt que de l'attiser (ce qui est bon pour moi serait bon pour la société, dixit Adam Smith).

- L’altruisme est un bien beau concept mais que propose-t-il comme solution face à la spoliation des peuples ? La charité des nantis ? A supposer que cette vertu soit réellement à la portée de ces derniers, jamais équité réelle et durable n’en résulterait!

- Si certains comportements du vivant semblent relever de l'altruisme, une analyse objective y débusque toujours quelques pulsions intéressées et purement égoïstes émergeant du plus profond de l’être.

     AMALGAME:

- L'amalgame est à l'opposé de l'analyse, la métaphore qui en use n'est qu'un stupide raccourci.

     ÂME: (sens païen)

- Toute interprétation du monde n'est-elle pas miroir de l'âme?

     AMITIÉ:

- L'amitié est une des rares choses de valeur qui, de nos jours, ne se vende pas. (?)

     AMOUR:

- Il est des êtres qui rendent addict tant on est bien en leur présence, tant on est mal en leur absence.

- L'amour c'est d'être chaque matin, ou presque, heureux d’entamer la journée ensemble ne serait-ce que par la pensée.

     ANALYSE:

- L'analyse subjective n'existe pas, ce n'est qu'un état d'âme.
"Analyse objective" est donc un pléonasme.

     ANARCHIE:

- L’anarchie, ce n’est pas n’avoir aucune règle, c’est n’avoir aucun maître qui vous contraigne à obéir à des règles non consenties. (Kent McManigal, libertarien). Il est toutefois nécessaire, pour se distinguer des anarcho-capitalistes, des libéraux radicaux ou autres libertariens à qui ces mots conviennent parfaitement, de préciser que les règles consenties s'articuleront autant autour du principe d'égalité que de celui de liberté.

- L'anarchie n'est pas le désordre, c'est l'ordre sans le pouvoir. (inspiré de "le désordre,  c'est l'ordre moins le pouvoir" de Léo Ferré).

- C'est au constat du lymphatisme de gauche que l'anarchie me tente.

     ANGÉLISME:

- Au diable l'angélisme, la gauche y a perdu son âme. Le monde n'est pas partagé entre bons et méchants, clivage favori des "bonnes consciences", mais entre dominés et dominants, notions beaucoup plus objectives.

    ANTICAPITALISME:

Au début de ce siècle encore le mot "anticapitalisme" semblait pour beaucoup saugrenu. Aujourd'hui, il est entendu. Faisons en sorte qu'il soit, au plus tôt, notre mot d'ordre à tous. 

     ANTISÉMITISME:

- L'expression "racisme ET antisémitisme" n'est qu'une formule de propagande, l'antisémitisme est un racisme et un délit comme tout autre.

Est-ce être antisémite que de dénoncer les prétentions d’une communauté dite sémite à une patrie imaginaire au nom d'un héritage mystique et génétique?

     APPARTENANCE:

- Si le "groupe d'appartenance" est parfois un refuge pour ceux qui sont ou se croient menacés il est heureusement aussi la base d'entreprises beaucoup plus constructives, vouloir se rapprocher des siens n'est pas nécessairement chercher à se protéger des autres.

     APPÂT:

- On n'appâte pas les truites avec des mouches improbables...

     APPRIVOISER:

- "Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard, mais tu ne dois pas l'oublier: tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé"  (Saint-Exupery: Le Petit Prince)
Sinon que parfois tu crois apprivoiser alors que tu l'es toi aussi, les responsabilités sont alors idéalement partagées...

     ARGENT:

- Un paysan exilé en ville dit : "il nous faut bien gagner de l'argent pour manger!" Celui qui ne comprend pas l'absurdité de cette logique est vraiment à plaindre...

- Tout système qui réduit le monde à des chiffres ne peut être maintenu que par les armes. (David Graeger - Dette)

- L'idéologie libérale tente, et réussit souvent, à nous faire croire que c'est l'argent l'aiguillon du progrès et de la vie. Dans une société de concurrence telle qu'elle nous propose c'est l'argent qui valorise notre propre image. Abolissons la concurrence et donc le libéralisme et seul le regard de l'autre subsistera, suffisamment incitatif à lui seul, comme avant que l'homme se soit mis en tête de concurrencer ses semblables.

- De moyen d'échange, représentant la valeur de choses bien réelles, l'argent est devenu lui-même une chose issue de rien mais hypothéquant tout le réel.

- L'argent ne constitue pas l'objectif ultime du grand capitaliste, il ne sait même pas à combien se chiffre sa fortune. Son délire c'est le paradis du pouvoir tout aussi illusoire que celui du bigot.

- Le fric n'est pas plus responsable que le marteau de l'usage que l'on en fait, l'un ou l'autre peut aussi bien construire que tuer. 

- Dans l'argent des riches il n'y a jamais que de la sueur de pauvre. (?)

     ARGUMENT:

- Lorsque les arguments d'en face sont visiblement farfelus c'est non seulement perdre son temps de s'y arrêter mais c'est de plus jouer le jeu de l'adversaire.

     ARRONDIR LES ANGLES:   → 

- On me dit souvent d'arrondir les angles... 
Voila qui est fait, du moins pour l'un d'eux 

     ART:

- Trop souvent reliquat du spiritualisme subordonnant les sens à l'esprit.

- Le problème avec l'art bourgeois c'est qu'il n'y a pas que les bourges qui y croient...

- L'art offre deux grands services aux mécènes: un excellent placement et un confortable déguisement de la faute morale.

- La démarche artistique, subjective par excellence, n'a que faire des justifications de la raison...

- L’œuvre n’est pas sur la toile du "maître" mais sur la rétine qui la perçoit.

     ARTISAN:

- Un bon artisan n'est pas nécessairement artiste, mais l'inverse se devrait d'être.

- Interpréter, copier est le rôle de l’artisan et non de l'artiste dont la principale mission est de créer.

A l’origine de toute œuvre d’art il y a un créateur à la fois artisan et artiste, artisan pour sa maîtrise objective de la matière qu’il appréhende et artiste pour la subjectivité qu’il convoque pour réaliser son œuvre. 

     ARTISTE:

- Le véritable artiste est souvent étonné d'être payé pour ce qu'il fait.

- L'artiste privilégie l'approche subjective par rapport à toute démarche rationnelle, il traiterait les deux à égalité qu'il louperait plein de fertiles contrées.

- Ce n’est pas sur la matière que l’artiste travaille mais sur les sens de ceux à qui il soumet son œuvre.

- L’artiste, pollinisateur d’âmes ? Dommage qu’il se soit si souvent transformé en guêpe ne pollinisant que le fenouil bourgeois et autres ombellifères de culture...

     ART LYRIQUE:

- Savoir-faire, discipline visant, telle la pornographie,
à exhiber les capacités physiques d'un organe. ♪♫

     ASSEMBLÉES GÉNÉRALES :

- Palabres très appréciées de ceux qui ne font pas grand-chose mais ont des avis sur tout.

     ATHÉE:

- Le mérite de l'athée est d'accepter de ne pas tout comprendre.

- La foi relève du subjectif, c’est lorsqu’elle prétend à la démonstration objective qu’elle devient dogme. Ainsi, affirmer que l’athéisme est lui-même un dogme est un non sens. L’athée n’a à faire la preuve de rien, il conteste simplement les prétentions rationnelles de certaines intuitions.

     ATTITUDE: 

- Dans la vraie vie c'est par son attitude que l'on s'impose, pas par ses titres.

     AUDIT CITOYEN:

- Un audit citoyen? Ce n'est pas d'un diagnostique dont le capitalisme a besoin, c'est d'une bonne dose de cyanure.

     AUSTÉRITÉ:

- Manifester contre l'austérité c'est comme s'indigner d'être volé.
C'est contre les voleurs qu'il faut se lever!

- L'austérité n'est pas une fatalité mais un excellent moyen de dépolitiser le débat: quoi de mieux pour taire les causes que de focaliser sur leurs effets?...

     AUTORÉGULATION:

Selon le dogme libéral la loi du marché est autorégulatrice et ce n'est pas qu'un détail, c'est la base même de cette idéologie. Il se confirme tous les jours que ce postulat est faux et relève même de l'escroquerie. Inutile d'évoquer le mouton à cinq pattes - cher parce que rare - pour le démontrer, le creusement de la fracture sociale et les guerres y suffisent amplement.

     AUTRUCHE:

- Lorsque l'autruche enfouit la tête dans le sable,
elle expose une part d'elle autrement vulnérable.

     AVENIR:

- Lorsque l'avenir est incertain, profiter des offres immédiates et non spéculer sur des promesses est la chose la plus intelligente à faire. (en référence au marshmallow test dont les conclusions sont enfin contredites)

Si, face aux énormes moyens des clans de la classe dominante, les forces progressistes essuient plus d'échecs qu'elles n'en méritent, il n'en demeure pas moins que le système actuel, qui ne tient qu'à force de crises, de guerres et de massacres, n'a objectivement plus d'avenir, notre planète et ses peuples en déshérence sont là pour le lui signifier.

     BANQUIER:

- “Je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu.”
Cette petite phrase de Lloyd Blankfein hinself
n'est pas qu'une boutade ou un quelconque effet de style,
elle est le fidèle reflet de l'état d'esprit de cette engeance.

     BATTRE (se): 

- Pour vouloir se battre il faut avoir des valeurs à défendre, ceci est aussi vrai au niveau des individus qu'à celui des nations.

     BEAUTÉ:

- La beauté flatte les sens, l'esthétique les interpelle.
(Esthétique: du grec αίσθησιs signifiant sensation.)
Ainsi l'esthétique n'est pas nécessairement belle,
c'est ce qu'elle cherche à provoquer qui est important.
Quant à l'art, démarche subjective par excellence,
il n'a que faire des justifications de la raison...

- Ceci dit, si une jolie personne m'interpelle quelque part,
dois-je en conclure que mon charnel émoi est d'ordre... "esthétique"?
L'hédoniste que je suis n'hésite pas à le confirmer.

     BÉQUILLE:


- Nul besoins des béquilles de la religion pour faire son chemin, à moins bien entendu de se croire porteur d'un handicap originel.

     BESOINS: 

« De quoi avons-nous vraiment besoin » demandent perfidement ceux qui se préparent à nous voler le reste.  Ce n'est pas le pain que nous voulons messieurs, c'est la boulangerie toute entière. Une fois cela fait, le gaspillage de la surproduction résorbé et le profit ramené aux seuls bénéfices de l'échange, nous verrons que les besoins de l’ensemble de l’humanité seront largement satisfaits.

     BÊTISE:

- La bêtise a ceci de particulier qu'elle rassure souvent qui en est atteint.

- La bêtise n'est en rien un monopole populaire, nombre de grands bourgeois peuvent également s'en prévaloir mais la richesse la fait alors passer pour du talent.

     BIENVEILLANCE:

- Ne cherchez pas de bienveillance là où vous semez le fiel!...

     BINAIRE:

- En langage humain ce ne sont pas les 0 et les 1 qui importent, c'est ce qu'il y a entre.

     BLESSURE:

- Il faut souvent plus d'une vie pour cicatriser les blessures que l'homme se fait à lui-même, autrement dit il s'en relève rarement... 

     BLOCUS:

Comment les thuriféraires de l’économie de marché peuvent-ils justifier les blocus économiques de Cuba, du Venezuela, de la Syrie ou de la Russie sinon en trahissant leur propre dogme ?...


     BONHEUR:

- Le bonheur est généralement plus discret que le malheur,
raison pour laquelle il faut y être particulièrement attentif.

- Le bonheur des autres est notre propre bonheur. (Joshin Bachoux)

- Notre bonheur est proportionnel à celui de ceux qui nous entourent, 
sauf pour les pervers évidemment... 

- Considérer que l'on ne peut être heureux au milieu de malheureux n'a rien d'une démarche altruiste, c'est juste une compréhension rationnelle de notre condition d'animal social.

 - Il est une constante qui n'a jamais été démentie c'est le fait que le bonheur de l'être normalement constitué est indissociable de celui des autres. Si nous avions une mission prioritaire à remplir en ce bas monde ce serait celle de confirmer en pratique cette constante et non d'assouvir nos passions ou d'exprimer nos talents à seule fin de cajoler nos ego.

- Je suis évidemment heureux de voir les autres l'être même si les raisons de leur bonheur tempèrent, parfois, quelque peu le mien... 


     BONIMENTEUR:

- Combien de nos essayistes ne sont en définitive que de simples bonimenteurs noircissant des kilomètres de page à la gloire de leur ego? Au mieux sont-ils d'alertes dactylos mais ils se contentent bien souvent de dicter leurs salades à leurs nègres?...

     BONNE CONSCIENCE:

- Prétendre éteindre le feu sans neutraliser son combustible
ne sert qu'à se donner bonne conscience.

     BON SENS:

- Lorsqu'au poker les dés sont pipés, 
ce n'est pas le bon sens qui vous fera gagner!

- Il est toujours amusant de voir dénigrer le bon sens par qui approuve une société qui en est totalement dépourvue.



     BORGNES:

- Faudrait-il, au pays des borgnes, crever un œil à ceux qui en ont deux ?

     BOURGEOISIE:

- La bourgeoisie, cette secte dont le capitalisme est la religion.

- En 1789 c'est l'aristocratie, la classe dominante d'alors, qu'il fallait renverser. Une bourgeoisie relativement érudite s'en charge et s'octroie ainsi pouvoirs et privilèges. Les connaissances acquises par le peuple donnent aujourd'hui à ce dernier les moyens de renverser cette nouvelle aristocratie qui, par ses abus, n'a rien à envier de l'ancienne.


     BOURSE:

- La bourse, un casino? Quoi d'autre !...
Ce n'est en effet qu'un méga jeu prétentieux
dont les fans sont de vieux gamins trop sûrs d'eux.

     BUREAUCRATIE:

- Il y a entre les mouvements d’émancipation et le processus de bureaucratisation un gouffre que l’histoire et le bon sens interdisent d’ignorer. N'oublions pas qu'en système libéral, comme dans tout capitalisme d'état d'ailleurs, l'administration n'est qu'une interface entre population et privilégiés alors qu'elle se devrait d'être l'outil de la répartition des richesses.

     CADEAU:

- Les plus beaux cadeaux sont ceux qui sont fait sans raison.

     CAFÉ


- Que vous le buviez bien tassé à Thessalonique ou noyé à New York, un café est toujours en café,… sinon pour les fines bouches évidemment.

     CANCRE:

- "Le premier de classe ignore le plaisir que prend le cancre à regarder par la fenêtre" disait Robert Doisneau. Être cancre ne signifie pas être idiot, être 1er de classe ne signifie pas l'inverse non plus, mais ce qui est certain c'est que celui qui préfère regarder dehors fatigue des fadaises qui se disent dedans...

     CANNIBALISME:

- Le cannibalisme fit place au capitalisme lorsque l’homme se rendit compte qu’il était plus rentable d’exploiter son prochain que de la manger. (Lyttle W. Robinson, qui n’est une référence que pour ce trait d’esprit)

     CAPITALISME:

- Le capitalisme est cette croyance stupéfiante que les pires hommes feront les pires choses pour le plus grand bien de tout le monde. (J.M. Keynes)

- Donné pour intangible le capitalisme est un dogme, l'anticapitalisme la dénonciation  de son inanité.

- La mauvaise foi des capitalistes consiste à reprocher à l’opposition de n’avoir aucune certitude alors qu’ils n’ont eux-mêmes que leur dogme pour argument.

- De l'indifférence à l'autre au plaisir de le soumettre, le capitalisme est au libéralisme ce que le narcissisme est à la perversion. (Du capitalisme narcissique au libéralisme pervers)

- Le capitalisme n'est pas malade, il est la maladie elle-même.

- Le capitalisme est un système mis en place par des malades pour des malades, en l'occurrence des pervers-narcissiques pour qui l'accumulation est une obsession et l'asservissement de l'autre une source de satisfaction.

- Situer le capitalisme dans le prolongement de l'ordre naturel revient à le reléguer à un stade de l'évolution où instinct et subjectivité régnaient en maître. S'il est une singularité qui puisse nous distinguer des autres espèces ce serait probablement notre recherche, certes encore balbutiante, de l'objectivité qui nous a permis de jeter un nouveau regard sur nous-même. Cette nouvelle perspective nous a déjà invité à griffonner de nombreux brouillons sociétaux mais ceux-ci peinent toutefois à s'imposer face à la violence de l'ancien monde.

- Le capitalisme est en phase terminal, il tentera tout pour s’en sortir même remettre en cause notre survie à tous.

- Dépasser le capitalisme n’est pas qu’une simple étape parmi d’autres, c’est tourner la page de la loi de la jungle qui a perduré jusqu’à ce jour.

- Prônant la libre concurrence, donc la loi du plus fort, de la jungle, le capitalisme procède directement des fondements biologiques des comportements sociaux. Il se prévaut d’ailleurs de cette filiation animale pour naturaliser sa démarche, ce en quoi il n’a pas tort. 
L’humain a toutefois cette particularité par rapport aux autres espèces qu’il ajoute à ses comportements instinctifs et subjectifs une touche d’objectivité qui lui permet d’appréhender différemment son rapport à l’autre. Cette particularité fait partie de l’évolution du vivant, le tort du capitalisme est de ne pas s’y inscrire.

Le capitalisme, "justifié" par la loi du plus fort, donc de la jungle, est l'ultime construction instinctive et subjective de nos sociétés. Lui succédera un système réfléchi issu d’une démarche objective, dont de nombreux brouillons ont déjà été griffonnés, mais qui peine à émerger face à la violence de celui auquel il finira bien par succéder. 

     CAPRICE:

- Ce que nous voulons et ce que nous ne voulons plus ça se pense, ça s'évalue, ça s'inspire d'un minimum d'expérience, ce ne sont sinon que simples caprices.

     CARACTÈRE:

- L'usage immodéré de qualificatifs désobligeants dénote la plupart du temps un caractère primaire et sanguin.

     CARICATURE:

- Chercher les causes premières revient toujours à flirter avec la caricature. "Être ou ne pas être" en est peut-être le meilleur exemple.

     CATASTROPHE:

- La catastrophe n'est absolument pas inéluctable, la contrer ne demande qu'une volonté politique exigeant la mort du système libéral fondé sur l'individualisme et la suprématie de l'offre sur la demande, deux aberrations anthropologiques que le hasard a proposé et que la nécessité condamne.
( voir "Le Hasard et la Nécessité" de Jacques Monod)

     CAUSE et EFFET:

- Est-ce le chien qui remue la queue ou la queue qui remue le chien? (Uri Avnery, "Un Déjeuner à Damas", à propos des relations complexes entre Israël et les Etats-Unis).

     CELLULE:

- Nous sommes composés de cellules qui, prises isolément, ne sont pas plus intelligentes que des amibes, voire moins vu qu'elles ne sont pas autonomes.

     CENTRISME:

- Lorsque intérêts individuels et collectifs sont en conflit il y a lieu de faire un choix et non de se réclamer d'un centre imaginaire.

- Le centrisme est une imposture, ce positionnement n'est autre qu'un moyen d'oblitérer la lutte des classes où intérêt général et particulier s'affrontent.

     CERTITUDE:

- La mauvaise foi des capitalistes consiste à reprocher à la gauche de n’avoir aucune certitude alors qu’ils n’ont eux-mêmes qu'un  dogme pour argument. 

     CHAINES:

- Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaines. (Rosa Luxemburg)

- Ce n'est pas en allégeant les chaînes que l'on s'en débarrasse au contraire, c'est les rendre plus supportables, donc moins contestables.

     CHANGEMENT:

- Vouloir changer les choses relève de l'espoir, vouloir les conserver de l'angoisse

- Ce n'est pas seulement le monde qu'il s'agit de changer, mais l'homme. (André Gide) Vu que le comportement de l'homme est fortement tributaire de son milieu et des règles qu'il y instaure...

     CHAOS:

- Le chaos du monde ne naît pas de l'âme des peuples, des races ou des religions, mais de l'insatiable appétit des puissants. (le Saker francophone)
    
     CHARITÉ:

- La charité c'est bien, la justice c'est mieux; la première ne fait que palier aux carences de la seconde.

- A la différence de la solidarité, qui est horizontale et exercée d’égal à égal, la charité est pratiquée du haut vers le bas, humilie celui qui la reçoit et n'altère jamais si peu soit-il les relations de pouvoir.
Eduardo Galeano

- La charité n'est en effet qu'une solidarité condescendante, emplâtre appliquée sur une justice défaillante...

     CHARLIE:

- Si tu es Charlie je suis Libye, Syrie...

     CHIFFRE:

- Le chiffre n'est qu'un outil que seuls les numérologues et les statisticiens chargent de sens.

     CIVILITÉS:

- Les civilités ne sont jamais que des révérences hypocrites.

     CLASSE:

La dégradation de nos conditions de vie, à nous prolétariat et classe moyenne, n’est évidemment pas le résultat d’un héritage génétique modeste ou d’un environnement économique défavorable mais l’effet de règles imposées par une classe dominante avide et une classe dirigeante obséquieuse. 

- Prenez sur vous braves gens, egocentrez-vous, colibrisez-vous, ubérisez-vous, vos ennemis de classe ne sont que de braves gens que le plus grand des hasards a gâté!...


- Les classes qui nous asservissent n’ont pour seul objectif que de maintenir et développer leurs propres privilèges : la classe dominante ses pouvoirs et la classe dirigeante les faveurs de la première.



Moins est soutenable la classe dominante, mieux sont rémunérés ses laquais de la classe dirigeante.

- Le véritable ennemi du peuple c'est la classe dominante, la classe dirigeante n'en est que l'outil.

- Ne confondons pas classe dirigeante et classe dominante, la première n'est que le chambellan de la seconde.



- Soyons conscients du fait que la lutte des classes n'est plus d'actualité, c'est la guerre des classes qui est désormais engagée.

     CLASSE DOMINANTE :

- Toute classe dominante cherche à contraindre le peuple non seulement à accepter le système qui la légitime  mais surtout à y participer activement. C’est cette participation, par les richesses et le pouvoir qu’elle engendre, qui concrétise sa domination.


- La classe dominante se conduit en tyran via ses laquais que sont les politiques, les médias et la petite bourgeoisie à ses pieds. Elle use d’une rhétorique redoutable affûtée par ses commis issus des plus grandes écoles. La manipulation des esprits atteint désormais des sommets d’efficacité.

- La classe dominante aime aussi se poser en martyre, surtaxée et incomprise, pour culpabiliser ses victimes, les isoler, les vampiriser et les amener à une confusion telle qu’elles en perdent leurs propres repères. En d'autres termes le libéralisme a hissé aux plus hauts échelons de l'échelle sociale des pervers narcissiques patentés.

- Dans la population en général le trouble de la personnalité narcissique, dont la perverse , concernerait 1 à 2% des individus. Plus on monte dans la hiérarchie plus ce trouble est fréquent, jusqu'à 20%, cette caractéristique aidant à gravir les échelons. Parvenue ainsi à l'ultime degré, la classe dominante se contemple, jalouse de ses privilèges qu'elle ne partagerait pour rien au monde.

A toute époque, les idées de la classe dominante sont les idées dominantes.
Autrement dit, la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est en même temps la puissance spirituelle dominante. La classe qui dispose des moyens de la production matérielle dispose en même temps, de ce fait, des moyens de la production intellectuelle, si bien qu’en général, elle exerce son pouvoir sur les idées de ceux à qui ces moyens font défaut. Les pensées dominantes ne sont rien d’autre que l’expression en idées des conditions matérielles dominantes, ce sont ces conditions conçues comme idées, donc l’expression des rapports sociaux qui font justement d’une seule classe la classe dominante, donc les idées de sa suprématie.  (Karl Marx)

- La classe dominante n'a aucune classe, elle n'a qu'un rang directement proportionnel au montant de ses larcins.

- La classe dominante déborde d'imagination lorsqu'il s'agit de faire croire que la solution est en chacun d'entre nous et que donc elle n'est en rien responsable du sort de chacun.

     CLASSER: 

Classer signifie tenir compte des différences, et non hiérarchiser [...] Or la hiérarchie, en toute logique, ne peut concerner qu’une caractéristique à la fois : elle nécessite l’unidimension-nalité. (Albert jacquard, L’avenir n’est pas écrit - 2001)

- Comprendre le monde c’est en discerner les parties et les classer dans la bibliothèque des connaissances à fin de consultations ultérieures. Les classes sociales résultent de ce classement et peuvent prendre plusieurs formes selon la démarche du bibliothécaire.

     CLICHÉS: 

- Les clichés n'ont jamais fait avancer les idées, ils ne peuvent que les fossiliser.


     CLIMAT :

- Le jour où des oliviers pousseront en Sibérie nous ne serons probablement plus là, ni nos éventuels descendants, pour en manger les olives...

     CLIVAGE:

- Récuser le clivage gauche/droite est une stratégie de la droite qui se rend compte qu'elle ne peut lutter sur le terrain de l'éthique.

- Le clivage gauche/droite est intimement liée au concept de la lutte des classes, au rapport dominés/dominants ; ceux qui le prétendent anachronique ne sont autres que ceux qui entendent préserver leurs privilèges réels ou espérés,... ou alors les nigauds.

- Les mots n'auraient pas été galvaudés, le clivage gauche/droite refléterait sans ambiguïté l'opposition socialisme/individualisme et les dominés sauraient clairement de quel côté se tourner.

- Historique, le clivage droite/gauche correspond à une intuition largement répandue percevant l'opposition de deux classes via la dialectique individu/société transformée en conflit par le libéralisme.

- Le clivage droite/gauche
 se résume au fond à un choix de propositions des plus simple: soit travailler pour soi est bon pour tous, soit travailler pour tous est bon pour soi.

Qui ne se range ni à gauche ni à droite n’est en somme qu’un opportuniste tirant avantage de l'un ou l'autre des partis selon ses intérêts du moment.

     COLÈRE:

- Le tout est de canaliser sa colère, elle s'éparpille sinon et croupit dans la rancœur.

     COLIBRI: (Légende du...) 

- Cette légende du colibri qui amuse tant les faucons, à croire que ce sont ces derniers qui l'ont inventée...

     COLLECTIF:

- Il est plus aisé de jouer collectif quand il ne s'agit que d'aménager la médiocrité de l'existant que lorsque sont ouverts tous les champs du possible...

     COLONISATION:

- Ayons l'honnêteté de reconnaitre les abominations dont les nôtres, européens, se sont rendus coupables lors de nos colonisations, des innombrables mains coupées au Congo par les sbires de Léopold 2 aux égorgements fièrement exhibés sur cartes postales par nos armées en Afrique du Nord.

     COMBAT:

- Dans un combat, la pire erreur que l'on puisse faire c'est de sous-estimer son adversaire.

     COMMUNISME:

- Forme de société supérieure dont le principe fondamental est le plein et libre développement de chaque individu. Karl Marx, Livre I du Capital.

     COMPASSION:

- La compassion pour ses propres victimes est un mélange subtil de schizophrénie et de perversité,... sinon du simple crétinisme.

     COMPÉTITION:

- Réduire l’aventure humaine à la compétition, c’est ravaler l’individu au rang de primate. (Albert Jacquard)

     COMPLAISANCE:

- A s'écouter parler certains ne se rendent pas compte du degré de complaisance qu'ils s'accordent.

     COMPLEXE:

- Se moquer du complexe d'infériorité des uns en dit long sur celui de supériorité des autres...


     COMPLIQUÉ:

- Souvent, les choses ne sont compliquées que pour ceux qui n’osent pas les regarder en face.

     COMPLOT: (voir conspirationnisme)

- Il est tout aussi faux de ne voir de complots nulle part que d'en voir partout disait Frédéric Lordon. J'ajouterais qu'il est particulièrement malhonnête de prétendre qu'il n'en existe pas dans les domaines de la politique et des affaires. 

- Il y a deux histoires: l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète où se trouvent  les véritables causes des événements. (Honoré de Balzac)

- Voila ce que l'Empire appelle "complotisme", formule lapidaire lui permettant de discréditer toute dénonciation de ses infamies.

- Le complotisme est généralement l'argument de ceux qui n'en ont pas.

La gestion des crises par la minorité dominante n'a rien de fébrile ni d'aberrant. Inhérentes à un mode opératoire bien rodé ces petites et grandes crises sont, sinon planifiées, du moins prévues et gérées dans le secret des affaires et c'est pourquoi le système capitaliste doit être formellement qualifié de complot.

Le propre du complot est d’être caché, en rejeter les soupçons faute de preuves relève de la mauvaise foi.

     COMPRÉHENSION:

- Quel meilleur moyen de comprendre nos problèmes que celui de mieux nous connaître?...


- Lorsque l'on croit pouvoir s'occuper de tout c'est que l'on ne comprend rien à rien!

     CON: (voir sot)

- "Les gens sont cons", devise d'une élite autoproclamée qui visiblement n'a pas été capable de partager ses "lumières"...

- Les gens sont peut-être cons mais ceux qui le disent ont souvent une bonne longueur d'avance...

- N'en déplaise à Audiard les cons n'osent pas tout puisque pour "oser", faut-il encore être conscient des risques pris...

     CONCEPT:

- C'est à se référer à des concepts figés d'hier que l'on entretien la confusion d'aujourd'hui. 

     CONCIS:

- Être concis c'est d'abord être clair... dans sa propre tête.

     CONCURRENCE:

- La concurrence n'est que le code de l'égoïsme et la guerre à mort entre celui qui travaille  et celui qui fait travailler. (Alphonce de Lamartine - Histoire des Girondins)

- Il y a mille façons d'habiller la concurrence, elle n'en reste pas moins la guerre de tous contre tous.

- La "concurrence libre et non faussée" c'est la loi de la jungle qui a fonctionné des millénaires quand les êtres qui y étaient soumis ne fonctionnaient qu'au bon vouloir de leur instinct et subjectivité. Peut-être serait-il temps pour l'homme de commencer à se prendre en main avec objectivité, à rationaliser son existence et à planifier son avenir.

     CONFIANCE:

- Inspirer confiance est la spécialité des escrocs. 

     CONFLIT:

- Un conflit n'induit pas forcément que l'une des parties soit acceptable et l'autre détestable, les deux peuvent très bien être du même bord mais formuler leurs arguments différemment.

     CONFORMISME:                                                                  

- Le conformisme a deux faces, l'une réactionnaire qui s'oppose aux changements, l'autre sociale qui permet l'intégration.

     CONFRONTATION:

- C'est de la confrontation des idées que vient la bonne appréhension des choses.

     CONFUSION:

- Un discours semble toujours confus à qui n'en perçoit pas les nuances.

     CONFUSIONNISME:

- Le confusionnisme est une arme d'autant plus redoutable qu'on ne sait jamais trop qui la manie...

     CONGÉS PAYÉS:

- Si cet été vous posez vos fesses sur le sable c'est que d'autres, jadis, ont bougé les leurs. 

- Bientôt vos congés payés? Remerciez donc les grévistes de '36!

     CONNAISSANCE:

- Toute connaissance est interprétation et nous ne suivons un maître à penser que lorsque ses interprétations nous conviennent.         

     CONNERIE:

- A relativiser la connerie on la banalise et on finit par la légitimer!

     CONSCIENCE:

- La mauvaise conscience fait dire des mensonges, la bonne des bêtises…


- La bonne conscience engendre rarement un engagement autre que ces petits gestes qui ne servent qu'à se rassurer...

- La bonne conscience est un excellent sédatif...


     CONSERVATISME:

- Estimer "déraisonnable" de vouloir changer un système manifestement toxique, sinon létal, relève d'un conservatisme particulièrement buté.

     CONSOMMATION:

- La publicité crée le désir de consommer, le crédit en donne les moyens, l'obsolescence programmée en renouvelle la nécessité.
(Serge Latouche, économiste)

- La société de consommation résulte d'un curieux marché où l'offre se soucie plus de créer la demande que d'y répondre. Le fait d'inciter ou de contraindre à consommer s'appelle le gavage. Plaider pour la loi de l'offre c'est accentuer encore cette aberration mais aussi satisfaire la rapacité des maîtres de l'offre que sont les propriétaires des outils de production.

     CONSPIRATIONNISME: (voir complot)

- Les conspirationnistes, les vrais, sont fétichistes dans le sens où il leur faut matérialiser l'origine de leurs phobies. Dans leur précipitation ils sautent sur le premier appât qui leur est offert sans même s'apercevoir de la supercherie. Ce sont à la fois des suspicieux et de grands naïfs.

Certains considèrent qu’accuser des personnes d’intriguer à leur avantage relève du conspirationnisme. Mais sur quelle planète vivent-ils ?... Privilégier sans état d’âme son intérêt personnel en se persuadant que c’est dans l’intérêt de tous est l’essence même du capitalisme et si cette idéologie est en cause ce sont bien des êtres humains qui l’ont élaborée et la pratiquent.

- Le meilleur moyen de discréditer l'information alternative que véhicule la toile est d'inonder cette dernière de fausses nouvelles, ce à quoi s'emploie la droite dépositaire de l'information officielle et ce à quoi vous participez en relayant les bobards.

    CONSTAT:

- Constater la vénalité de notre espèce n’est pas pour autant en faire, comme les libéraux, un modèle. Aucune révolution n’est possible qui ne commence par la bonne connaissance de soi-même et des siens. Constat n'est pas projet!

     CONTESTATION:

Il n’y a rien de plus efficace pour « casser » la contestation que de lui opposer l’invraisemblable et de le lui faire admettre. Nos médias sont là pour ça.

     CONTRADICTION:

- Si "nos contradictions font la substance de notre activité d'esprit" comme le dit Paul Valery, il est toutefois préférable de les déchiffrer avant que de les étaler.

- Les contradictions ne se balayent pas d'un revers de rhétorique, elles s'analysent et se gèrent: c'est ce que l'on appelle la dialectique.

Ce que ne supportent vraiment pas les gens imbus de leur culture c’est d’être contredits par un « inculte », surtout bien entendu lorsque la contradiction est recevable…

Les marxistes se focalisent volontiers sur la contradiction capital/travail, quid de la contradiction capital/individualité elle aussi dûment dénoncée par Marx?...

     CONTRE RÉVOLUTION LIBÉRALE:

- « N’essayez pas d’avancer pas à pas. Définissez clairement vos objectifs et approchez-vous en par bonds en avant qualitatifs afin que les intérêts catégoriels n’aient pas le temps de se mobiliser et de vous embourber. La vitesse est essentielle, vous n’irez jamais trop vite. Une fois que l’application du programme de réformes commence, ne vous arrêtez plus avant qu’il soit terminé : le feu de vos adversaires perd en précision quand il doit viser une cible qui bouge sans arrêt. »
Roger Douglas, 1989 - Nouvelle-Zélande. Recettes de la contre-révolution libérale que son pays venait d’expérimenter. [Cf. Le Grand Bond en arrière. Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde, Agone, Marseille, 2012 (1re éd. : 2004)].

     CONVAINCRE:

- Les torrents de paroles ne déposent leurs limons que bien en aval, là où l’onde a trouvé sa place et s’est assagie. (Confus sius;-)

     CONVERGENCE: 

- Il est inutile d'en appeler à la convergence des luttes lorsqu'une vue d'ensemble de la problématique sociale est correctement présentée, ce à quoi les syndicats ne peuvent parvenir sans transgresser la charte d'Amiens, c'est à dire sans se positionner clairement dans le champ politique. 
Le point commun de toutes les luttes sociales résulte d'un désaccord avec les lois qui permettent au patronat, quel qu'il soit, d'abuser de son pouvoir. Ce combat est d'ordre politique et concerne tous les secteurs, il ne perd de sa convergence naturelle que suite au corporatisme syndical.

     CORDONNIER:

- Quand on choisit mal la pointure de ses pompes 
on n'accuse pas le cordonnier d'avoir mal travaillé !

     CORRIDA:

- Esthétiser une mise à mort, qu'est-ce sinon de la perversion?...

     COUP D'ÉTAT:

- "Coup d'état démocratique" un oxymore? Alexis de Tocqueville n'avouait-il pas au début du XIXe siècle « Je ne crains pas le suffrage universel : les gens voteront comme on leur dira. »?

- "Pourquoi n'y a-t-il jamais eu un coup d'Etat à Washington? Parce qu'il n'y a pas d'Ambassade des Etats-Unis à Washington" considère fort justement Ira Kurzban, avocat de Jean-Bertrand Aristide renversé en 2004 à Haïti.
Il oublie toutefois une autre "ambassade", le Pentagone, qui en septembre 2001 a transformé un président très mal élu en chef de guerre dont l'Afghanistan et l'Irak ont fait les premiers frais.

- Quelques coups d'états fomentés par l'oncle Sam:
Iran (1953); Guatemala (1954); Thaïlande (1957); Laos (1958-1960); Congo (1960); Turquie (1960, 1971 et 1980); Equateur (1961 et 1963); Vietnam du Sud (1963); la République dominicaine (1963); Argentine (1963); Honduras (1963 et 2009); Irak (1963 et 2003); Brésil (1964); Bolivie (1964, 1971 et 1980); Indonésie (1965); Ghana (1966); Grèce (1967); Panama (1968 et 1989); Cambodge (1970); Chili (1973); Bangladesh (1975); Pakistan (1977); Grenade (1983); Mauritanie (1984); Guinée (1984); Burkina Faso (1987); Paraguay (1989); Haïti (1991 et 2004); Russie (1993); Ouganda (1996) et la Libye (2011).
Non exhaustive, cette liste ne comprend pas un nombre à peu près égal de coups d'Etat ratés, ni ceux perpétrés en Afrique et ailleurs dans lesquels un rôle américain est suspecté mais non prouvé.
(Killing Hope, William Blum)

     COUPABLE:

- Est tout de même moins coupable celui qui transgresse une loi injuste que celui qui la respecte. 

     COUPLE:

- Deux moitiés de rêve pour en faire un entier... qui devrait enfin se suffire.

     CRABE:

- Dans un panier de crabes on ne sait jamais lequel va pincer l'autre...

     CRÉATION:  (arts, inventions...)

- Si, dans le rapport production/consommation, l'offre se doit de répondre à la demande et non l'inverse*, cette exigence ne concerne évidemment pas le domaine de la création, que cette dernière soit d'ordre artistique ou technologique. Nombreuses sont en effet les œuvres et découvertes faites "sous commande" mais nombreuses aussi sont celles que personne n'attendait et qui ont modelé le monde.
* Contrairement à ce que prétend la loi de Say pour qui c'est l'offre qui crée la demande.

- La création au profit de son créateur ou du système n'a d'intérêt que pour ces derniers, c'est à l'ensemble de notre espèce qu'elle doit se donner.

    CRÉDIBLE:

- Un capitaliste philanthrope est aussi crédible qu'un curé abstinent...

     CRIME:

- A voir les dégâts du capitalisme qui sont loin de n'être qu'écologiques, cette idéologie devrait être qualifié de "crime contre l'humanité".

     CRISE:

- Ce n’est pas une crise économique mais un hold-up,
ce n’est pas une crise politique mais un coup d’état,
ce n'est pas une crise sociale mais un crime,
tous trois relèvent de la Cour Pénale Internationale.

     CROIRE:

- Je ne crois personne, même le plus crédible des savants, avant d’avoir jugé moi-même, avec le peu que je sais, de la vraisemblance de ce que j’entends.

- Même Dieu, je ne le croirais pas sur parole!


     CROISSANCE: 

- La croissance est une exigence libérale visant à faire mentir la baisse tendancielle du taux de profit quelles qu'en soient les conséquences.

- Le dogme de la croissance infinie est une tare congénitale du capitalisme, nous ne pourrons sauver la planète qu'en abattant l'idéologie qui l'a engendré.


     CROYANT:

- Le non croyant est obligé de penser là ou le croyant peut se contenter de croire, ceci se vérifie dans tous les domaines...

     CRYPTOCON:

- Le préfixe « crypto » désigne une idéologie ou un système cherchant à dissimuler sa véritable nature. Là, aucune idéologie ou système sinon un grand vide...

     CULPABILISER:

- Culpabiliser la victime est la meilleure façon de conforter le bourreau.

- La culpabilisation des peuples est l'exercice favori de l'establishment bien attaché quant à lui, par définition, à l'ordre établi.

- « Nous n'avons pas de la chance, nous sommes la chance », ce qui signifierait que si nous jouons de malchance c'est de notre faute. Cette culpabilisation fut celle des religions inventant des fautes originelles, elle est aujourd'hui celle des libéraux accusant les chômeurs de ne pas vouloir travailler et des managers imposant des objectifs inatteignables.

     CULTURE:

- Représentation et conscience qu’une société a d’elle-même, qu’est-ce que la culture sinon  le produit d’un ego collectif?

- Toute valeur développée dans un milieu entretenu est une valeur culturelle car procédant de ce milieu et participant à sa cohésion.

- La notion d’entretien est inhérente à celle de culture, une société dont les valeurs ne sont pas entretenues n’est pas plus cultivée qu’un champ en friche.

- Je ne vois que quatre définitions au mot "culture", tant sur le plan sociétal qu'agricole:
1. Valeurs développées dans un milieu entretenu.
2. Milieu entretenu pour y développer des valeurs.
3. Action de développer des valeurs dans un milieu entretenu.
4. Action d'entretenir un milieu pour y développer des valeurs.

- "La culture est ce qui reste lorsque l'on a tout oublié" disait Edouard Herriot. Au vu de tout ce que j'ai oublié, je dois être sacrément cultivé!...

- Ma culture n'est jamais que ce que les autres croient y  trouver...

- "Révolution culturelle" prônait Mao. Que ne puissions nous appliquer ce principe en Occident sans pour autant en arriver aux autodafés.

- Laissons les "connaisseurs" s'extasier devant les escroqueries de Picasso, celles-ci sont aussi crédibles que la création monétaire.

- Se joindre à la reconnaissance d'une œuvre culturelle n'est pas nécessairement la comprendre, ce n'est souvent que se conformer à la doxa et entretenir son rang. 

- S'accrocher aux branches de la culture bourgeoise n'a jamais apporté qu'effeuillage de ses propres sens.

- La culture bourgeoise a ceci de particulier qu'elle ne cherche pas à faire sens auprès du plus grand nombre, auquel cas elle remplirait son rôle de liant social, mais au contraire à feindre le génie inabordable pour conforter l'"élite" qu'elle représente.                                                           →

- La condescendance des cultureux est comparable à celle des religieux, ces gens "avisés" sont tous dans le secret des dieux...

- Tirer fierté de sa culture est sain, en tirer de l'arrogance beaucoup moins.

- La culture, creuset de toutes les manipulations...

- Retirons l'effet démonstratif* à la culture et 99% de sa production bourgeoise disparaît. 

     * L’effet démonstratif des pratiques culturelles relève du rapport superficiel à la culture. Pour beaucoup la fréquentation des musées, des théâtres procure le profit d’image et de statut social que dispensent toutes les pratiques culturelles qui se déroulent en public, sous le regard des autres.

- La culture est le liant qui fait société, marchandez-la et elle ne sera plus que la caution d'un ordre social dépravé.


- La "Culture", avec un grand "C", n'est souvent que le produit d'un ego collectif  contrefait. La fréquenter est pour certains le moyen de s'inscrire dans un groupe d'appartenance répondant à des critères de classe gratifiants.

- Si la culture appartient à ceux qui adhèrent aux valeurs qu’elle fédère elle appartient aussi à ceux qui la subissent comme un héritage imposé.

- La culture officielle, qui s’impose au plus grand nombre, est toujours celle de la classe dominante, d'où la difficulté à faire bouger les choses.

Bien futé sera celui qui départagera clairement "culture générale" et "culture bourgeoise".

     CYNISME:


- Promouvoir la guerre de tous contre tous relève du cynisme le plus abject, quel sort nous a donc abandonné à cette funeste entreprise?...

     DÉBAT:

Ces longs débats qui réduisent cent mille choses à dire en quelques idées abrégées... dont l’une émergera peut-être.

     DÉFAITISTE:

- "C'est ainsi que va le monde depuis toujours!" Défaitiste en ce qui concerne l'évolution de notre espèce, la droite l'est surtout par stratégie afin de démoraliser le dominé en lui faisant accroire que sa condition est gravée dans le marbre. A noter que ce stratagème est un classique du pervers narcissique.

     DÉFAUTS:

- L'être parfait n'existe heureusement pas, il serait d'un mortel ennui; ce n'est pas pour autant qu'il faille cultiver nos défauts...

     DÉFICIT:

- Pour ceux qui "angoissent" à propos du déficit de l'État et ne peuvent/veulent imaginer que l'économie d'un pays n'est pas celle d'un ménage qu'ils commencent déjà à chiffrer l'évasion fiscale et les intérêts de la dette odieuse!

     DÉFINITION:

- Définir une chose complexe ne consiste pas à l'expliquer avec des notions aussi difficiles à comprendre qu'elle mais au contraire à la cerner au moyen d'idées simples qui, par leur appareillement, restitueront sa complexité d'origine. (variante du  rasoir d'Ockham)

- Quoi de plus difficile à combattre qu'une idée mal définie?...

     DÉMOCRATIE:

- Lorsque la démocratie n'est plus que le masque d'un peuple souverain révoqué, voter ne sert plus alors qu'à conforter le pouvoir usurpé.

- Nous faire croire que nous sommes en démocratie est le meilleur moyen de nous neutraliser.

- Si la démocratie est un mauvais système elle est toutefois le moins mauvais de tous disait Churchill. La question est de savoir si la représentativité est viable et, si oui, sous quelles conditions. J'en vois deux incontournables: la transparence totale et la révocation immédiate en cas d'écart  à la constitution. Ces deux conditions sont actuellement inexistantes.

- Tout le monde se prétend démocrate, surtout les aristocrates (Auguste Blanqui)

- Dès lors que l'économie, l'information et la politique sont toutes entières asservies par la classe dominante, il est illusoire de vouloir lutter par la voie démocratique.

- On ne peut espérer mettre un terme à l'illusion de la démocratie capitaliste en la perpétuant par le vote.

- Que reste-t-il de la démocratie lorsque, suite à une propagande outrancière et à des  intrigues permanentes, la majorité du corps électorale n'y participe plus ?...

- La démocratie n'est pas une question de confiance, c'est au contraire une question de défiance vis à vis du pouvoir.

- En démocratie libérale, la classe dirigeante couvrant le domaine politique, médiatique et économique, est à la solde du grand capital. Si l'étriller peut accessoirement importuner son maître ne perdons pas de vue qu'elle est remplaçable, mais toujours avec le danger que ce soit par un régime où le semblant de concertation actuel ne serait même plus de mise...

     DÉMOGRAPHIE:

- Tous les pays riches, ou presque, sont en déficit démographique à l'inverse de tous les pays qu'ils exploitent. Devinez pourquoi!...




- Si le lit du pauvre est fécond, ce n'est pas qu'il soit le théâtre d'une lubricité torride mais qu'il représente souvent la seule assurance vie et vieillesse de ses hôtes. Les famines ne sont donc pas le résultat d'une explosion démographique imparable mais celui d'un choix de société désastreux.

Dans un environnement instable et non sécurisé les espèces à reproduction rapide et abondante sont favorisées ne serait-ce que par leur capacité à palier à une mortalité conséquente de leur descendance. Très succinctement exposé ici, ce principe avancé en 1967 par Robert MacArthur et généralisée par E. O. Wilson (Modèle évolutif r/K) explique l'évolution de la stratégie de reproduction inter-spécifique qui peut aisément être transposée au sein d’une même espèce.

     DÉSINFORMATION: 

- Si procès doit être intenté contre la désinformation, commençons par assigner Hollywood !

     DÉSIR:

- Le désir est l'aiguillon de l'action, de l'évolution; ce n'est pas lui le coupable de notre consumérisme, c'est la façon impérieuse dont le système nous l'impose.

     DÉSORDRE:

- Le désordre social est toujours le produit d'une rivalité quelconque. La concurrence libre et non faussée ne peut donc être qu'inspiratrice de désordre.

     DESTIN:

"Il n'y a rien, rien qui puisse m'empêcher de faire quoi que ce soit, à part moi." (Susan SontagSe croire maître absolu de sa destinée est plutôt présomptueux, mais si ça peut en rassurer certains...

     DÉTERMINISME:

- Le déterminisme est une notion physico-mathématique, lorsqu'il sort de ce cadre il est ridicule.

     DETTE:


- Un jour le Petit Prince entendit sa poche droite dire à la gauche: "tu me dois des sous!" La dette était née...

- Les dettes ne sont le fruit que de règles arbitraires élaborées par les puissants pour servir leurs propres intérêts.

- Dans l'absolu, la dette c'est ce que l'on doit à quelqu'un pour ce qu'il  nous apporte. Force est de constater que ceux qui nous prêtent de l'argent ne nous apportent rien d'autre que des agios. 

- Une partie de la population paye des impôts pour rembourser les intérêts à une autre partie de la population. Mais on n’est pas endetté vis-à-vis de la planète Mars ! (Thomas Piketty)

     DETTE SOUVERAINE:

- Le procédé est à ce point grossier qu'on se demande comment il a pu et peut encore s'imposer. La dette souveraine est en tous points comparable à la rançon que réclament les proxénètes à leurs proies, destinée au remboursement de services et investissements présumés et imposée via le chantage à la sécurité, sinon à la survie...

- Nous ne sommes en rien tenus à payer l'escroquerie de la dette, à racheter aux voleurs les bien qu'ils nous ont dérobés.

- Si l'on compare l'humanité au Petit Prince seul sur son caillou interstellaire, cette dette est celle que sa poche gauche doit à sa poche droite, ou inversement. Elle est tout simplement surréaliste. Par contre celle que nous contractons vis à vis de la nature ici bas est bien réelle celle-là et risque de nous coûter fort cher...

- La terre serait endettée à raison de 3 billions de dollars selon CNN. Mais à qui doit-elle donc cet argent putain, à Jupiter ?... (?)

     DETTE "PARTIELLEMENT ILLÉGITIME":

- Lorsque quelqu'un vous prête 1 € et vous demande d'en rembourser 2,
il ne s'agit pas d'une dette "partiellement illégitime" mais d'un vol.

     DIALECTIQUE:

- La pensée binaire est généralement opposée à la démarche dialectique, elle en est pourtant l’ancêtre qui n’avait pas encore imaginé la synthèse entre la thèse et l’antithèse.

Si nos rapports à l’autre peuvent être signifiés par quelques personnes grammaticales (je, tu, il etc… en français, très nombreuses au Japon), le champ catégoriel s’étend toutefois au sein de la dialectique « je/ils », « moi/eux ».

- Si la rhétorique du "en même temps" est habile pour ratisser large en période électorale elle pose néanmoins quelques problèmes au niveau de la dialectique: les contradictions ne se balayent pas d'un revers de mot, elles se gèrent!

     DICTATURE:

- La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude. 
(Aldous Huxley - Le Meilleur des Mondes)

- Imposer la "vérité" du pouvoir en place par voie pénale revient à homologuer la dictature, quelle que soit la nature de la "vérité" contestée.

- Mondialisation et sciences sont devenues telles que toute nouvelle dictature risque, cette fois, d'être irréversible.

     DICTIONNAIRE:

- Un dictionnaire n'est pas la bible, si tant est que celle-ci soit digne de foi…

     DIEU:

-  "Il n'y a qu'une excuse pour Dieu, c'est qu'il n'existe pas", a écrit Stendhal. Dieu n'étant qu'une projection de l'homme, c'est ce dernier qui n'a aucune excuse!

- Dieu n'est qu'une création de l'homme pour répondre à ses angoisses.


- Si nous considérons que Dieu n'est que la création d'un ego "épanoui", il serait miraculeux que la foi conduise à la paix...

-  Tant que l'homme se dédouanera de ses lacunes par une projection idéalisée de lui-même il se croira innocent de toutes ses turpitudes.

-  Si Dieu n'existe pas, faut-il pour autant détruire les cathédrales?...

- "S'il y a un Dieu, il devra implorer mon pardon"
   (inscription gravée sur le mur d'une cellule de camp de concentration)

- S'il existait ce serait un salaud, l'aporie parle d'elle-même!...


     DIGUE:

- La vocation d'une digue est de contenir les flots mais, advienne qu'elle se rompe, ce qui n'était que désagréments potentiels imposant quelque prudence élémentaire deviennent soudain lames incontrôlables.
(Métaphore illustrant cette citation de Kennedy: “Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable.”


     DINGUE:

- Des dingues il y en a toujours eu, le problème c'est lorsque les "puissants" les manipulent.

     DIPLÔME:

- A voir les délires de nombres d’intellectuels certifiés par les grandes écoles, je me demande si ce n’est pas une garantie de sérieux que de n’avoir aucun diplôme…

     DIRE:

- Le plus important n'est pas ce que je dis mais ce que vous en faites. Version de l'artiste: le plus important n'est pas ce que je fais mais ce que vous y voyez..

     DIRIGEANTS:


- "Nous avons les dirigeants que nous méritons!" A croire que nous les avons choisis...

     DISCIPLINE:

- La discipline permet trop souvent aux lâches de s'affranchir de leurs responsabilités.

     DISCUSSIONS POLITIQUES:

- Quelle est la proportion de la population adulte, en France,
     - qui met la chose politique parmi ses préoccupations premières:
            5% ?
     - qui estime détenir LA solution aux principaux problèmes y afférents:
            95% ?
Si, de plus, 80% des 5% se préoccupent de la chose sans trop y chercher que leur propre intérêt, il n'en reste que bien peu aptes à la déchiffrer.

     DISCUTER:

- Discuter avec quelqu'un qui parle avant de réfléchir ne mène pas à grand chose, il ne rattrapera jamais son retard de réflexion et se contentera de répéter différemment ce qu'il a déjà dit...

     DISTRACTION:

- La stratégie de la distraction consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants par un déluge de divertissements et d'informations insignifiantes, l'objectif étant de toujours occuper l'esprit pour l'empêcher de penser.

     DOGME:

- Être dogmatique c'est choisir ses livres en fonction de sa bibliothèque.

- La première des critiques adressées aux religions est celle de relever du dogme. Quelques croyants retors croient contrer l'argument en le retournant, considérant, à juste titre d'ailleurs, que s'ils n'avaient pas la preuve formelle de Dieu, les athées, tout rationalistes qu'ils soient, n'en ont pas plus de son inexistence. Un point partout, enfin, pour qui se laisse entraîner sur le terrain des dévotes apparences car comment juger du réel en partant du surnaturel?...

- Un dogme est une contrainte consentie par la raison... lorsque raison il y a. A choisir, mieux vaut le postulat du dogme lorsqu'il est délibéré à l’aliénation irréfléchie de la foi!


- Posons la question au niveau non pas de l'existence d'une entité supposée mais à celui de la réalité bien tangible de notre monde. Quelle en est l'origine? Tandis que le croyant répond à cette question sans la moindre preuve l'athée reconnait qu'il n'en sait fichtre rien. Il est dès lors aisé de distinguer le dogmatique de celui qui ne l'est pas.

     DOUTE:

- La philosophie nous enseigne à douter de ce qui parait évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)

- Si le doute est un attribut de l'intelligence, il ne peut hélas pas être un argument politique.

     DROIT:

- 1789 nous a permis de nous affranchir du droit divin, reste maintenant à nous affranchir de celui de l'argent roi...

     DROIT D’INGÉRENCE:

Le "droit d'ingérence" n’est au mieux qu’une manœuvre aux allures légales permettant de renverser tout pouvoir n’ayant pas l’heur de complaire à ceux qui s’en réclament. Qui est dictateur et qui ne l'est pas? Un minimum d'investigation nous ferait découvrir que nombre des États de la planète sont des dictatures avérées, et la plupart du temps c'est nous l'Occident qui les avons installées.

     DROITE:

- Il est abusif de prétendre que toute la droite est perverse, seuls le sont ses dévoués laquais; disons que les autres sont plutôt candides, sinon stupides.

     DROITE et EXTRÊME DROITE:

- Droite et extrême droite relèvent de la même idéologie individualiste, la seule nuance réside dans le fait que la première privilégie une classe, la seconde une "race" tant culturelle qu'ethnique. Les deux défendent un groupe d'appartenance qu'elles estiment supérieur.

- Droite et extrême droite estiment le statut sociale à l'aune du mérite, celui-ci relevant pour la première d'un passé prétendu laborieux, pour la seconde d’un héritage génétique supposé,… mais ces références se confondent volontiers chez ces gens là.

     ÉCOLE:

- Si aujourd'hui nous conduisons nos enfants à l'école, c'est que nos anciens ont sorti les leurs de l'usine.

     ÉCOLOGIE:

- Seul le combat de gauche en faveur de l'intérêt général parviendra à faire triompher l'écologie, l'inverse est une fausse piste sciemment tracée et entretenue pour égarer les bonnes volontés.

- La bonne conscience engendre rarement un engagement autre que ces petits gestes qui ne servent qu'à se rassurer...


L'écologie ne peut être QUE de gauche, depuis quand la droite s'inquiète-t-elle de l'intérêt général?... 


- La filiation gauche-écologie est évidente: la gauche fonctionne sur l'opposition dialectique individu/société où cette dernière est garante du bien-être de l'individu tandis que l'écologie étend cette société à l'univers tout entier, de l'humanité au monde animal, végétal et minéral. 


- Dénoncer le désastre écologique en culpabilisant la population pour épargner les capitalistes et leur gabegie productiviste relève ni plus ni moins de la collaboration.


- Agir pour l'écologie au-delà des clivages? Comme s'il était possible d'œuvrer pour l'intérêt général en ayant pour priorité de servir les intérêts particuliers!...

     ÉCONOMIE:

- L'économie n'est RIEN d'AUTRE que la rencontre de l'offre et de la demande. La seule question à se poser est celle de savoir s'il faut privilégier l'une par rapport à l'autre et, dans l'affirmative, laquelle...

- Hors toute dérive idéologique, une économie planifiée cherche à répondre rationnellement aux impératifs du marché, de l'offre et de la demande, hors toute notion de profit autre que celui du plus grand nombre. L'objectif de l'économie libérale est tout autre, il cherche à extraire du profit *entre* l'offre et la demande, *entre* la production et la consommation. C'est ce que Karl Marx appelait la plus-value.

- L'économie est une idéologie déguisée en science (Rafael Corréa)

- L'économie est un art disent certains, ce n'est peut-être que le rapport de l'homme à l'argent qui en soit un, le reste n'est qu'arithmétique.


- N'ayant aucune connaissance certaine et rationnelle dans son domaine d'expertise et n'ayant pour but que l'application pratique de ses théories au détriment du savoir en soi, l'économie n'est pas une science, c'est au mieux un art mais surtout une idéologie.

- L'économie n'a rien d'anti-écologique en soi, c'est l'économie libérale, et plus précisément la loi de l'offre, qui l'est. L'exploitation de l'homme par l'homme en est le résultat elle qui donne le pouvoir aux propriétaires des outils de production, donc à l'offre.

     ÉCONOMISTE:

- Existe-t-il des économistes de gauche ou ne sont-ils tous que les DRH de la finance?

- Un économiste hétérodoxe reste malgré tout le clerc d'une religion où il ne fait que pinailler sur l'ordre des saints.

Nombreux sont ceux qui classent John Maynard Keynes à gauche, il n'a pourtant fait que sauver le capitalisme!

     ÉCRIRE: 

- Pour peu que l'on aborde l'écriture sérieusement, il faut avoir lu au moins mille pages pour espérer en écrire une acceptable.

Écrire est, pour certains, davantage un mode de réflexion que d'expression. Pour d’autres ce n’est que la transmission de choses supposées établies.

- Écrire n'importe quoi est une chose, n'importe comment en est une autre, mais concilier les deux et parvenir à se faire lire relève du génie!

     ÉDUCATION:

L'éducation ne peut décemment être que formation et information, non formatage et désinformation.

- De tout temps et dans toutes les espèces, l'éducation est le don que fait une génération à celle qui prend la relève; qu'est-ce donc que cette société de merde qui veut la faire payer à sa jeunesse?...

- Se prévaloir d'une meilleure éducation que celle des générations montantes revient à avouer ne pas avoir été capable de passer le relais.

- En Afrique on dit qu'il faut tout un village pour éduquer un minot...

     ÉGALITARISME

- L'égalitarisme c'est "à chacun une paire de godasses, même aux culs de jatte".

- Que nous privilégiions l'avis du plus grand nombre ne contredit en rien le fait qu'il y ait des êtres plus aptes que d’autres à valoriser cet avis. L'égalité est un noble objectif, l'égalitarisme non et je ne crois pas qu'il faille être réac pour le croire.



     ÉGALITÉ:

- L'égalité ne peut se concevoir aujourd'hui que dans la complémentarité d'êtres divers et non dans la supplémentarité d'êtres semblables. C'est cette évidence que certains feignent de ne pas comprendre lorsqu'ils associent égalité et uniformité; ils se cantonnent aux solidarités mécaniques d'antan fondées sur la similitude des activités humaines au détriment des solidarités organiques.

- Égalité ne signifie pas "les mêmes moyens pour tous" mais "à chacun selon ses besoins". La véritable égalité est donc, contrairement à ce que prétendent les libéraux, au service des différences.

L'erreur pour certains, à gauche comme à droite, est de croire que les expressions "tous égaux" et "tous les mêmes" sont équivalentes. 

     EGO:

- Les gros ego sont soit au pouvoir, quelle qu’en soit la forme, soit terriblement frustrés de ne pas y être.

- Ego = "moi" ou " je", égotisme = "moi je", égoïsme = "à moi"

     EGO-ALTRUISME: (Voir Altruisme)

- Relativiser cette notion d’altruisme dont nous serions dotés en lui préférant celle d'ego-altruisme n’est pas supposer que tout ce que nous faisons pour l’autre l’est fait uniquement par intérêt mais que tout simplement nous y trouvons *aussi* satisfaction, donc intérêt quoi qu'on en dise. Quel déshonneur à cela ? Serait-il méprisable d'être heureux... de rendre heureux ?

     ÉGOÏSME:

- Et si nos docteurs ès nature humaine s'accordaient à reconnaître l'égoïsme non plus pour promouvoir l'individualisme, comme l'eut fait Adam Smith, mais au contraire pour réhabiliter la société que tout individu se devrait de privilégier... en tout égoïsme?

Tout opposés soient-ils quant à leurs sens, égoïsme et héroïsme procèdent pour bonne part du même instinct de conservation, sinon que l’égoïste cherche à se protéger, lui-même et éventuellement les siens, tandis que le second ne cherche qu’à protéger les siens, faisant abnégation de sa propre personne.

- La force de la droite est de valoriser l’égoïsme, la faiblesse de la gauche est de le méconnaître.

- L’être humain est issu d’une très longue lignée d’espèces aussi égoïstes que sociales et n’aurait jamais vu le jour si un seul chaînon de ce lignage eut manqué à la règle.

- Contrairement à ce que prêchent les tenants du darwinisme social, ce ne sont pas les espèces animales les plus égoïstes, les moins sociales, qui se sont le mieux adaptées à l'évolution. Pour Pierre Kropotkine cela ne fait aucun doute. ( L’Entraide, un facteur de l'évolution - 1902 )

- Ce qui est bon pour la société est bon pour moi, l'inverse ne se vérifie que rarement mais le faire croire s'avère très rentable pour certains...

- L'égoïsme est un paramètre incontournable de l'instinct de conservation.

     ÉLECTIONS: 

Il est désormais illusoire d’espérer changer les choses par les urnes ; aucune force politique, quelle qu’elle soit, ne peut prétendre accéder au pouvoir sans l’aval de la classe dominante qui en détient toutes les commandes, de l’économie aux médias en passant évidemment par la politique, ces trois piliers du système qui constituent la classe dirigeante.

- L'enfer des campagnes électorales est pavé des "bonnes" intentions des candidats.

     ÉLITE:

- Il y a deux sortes d’élites, celles qui ont des aptitudes et celles qui ont des relations. Les deux coïncident rarement...

- N'accèdent à la classe dirigeante, au statut d'élite, que ceux qui font allégeance à la classe dominante.

Ne nous faisons pas trop d'illusions sur les facultés de l’élite homologuée, la principale vertu de celle-ci réside dans sa capacité d'adaptation à l'air du temps. 

Nos sociologues aiment mentionner le clivage instruit/non instruit qui les place évidemment dans la première catégorie, celle de ceux qui savent. Dénoncée par certains d'entre eux, la sécession des élites tendrait à prouver que celles-ci ne savent pas grand chose de la complémentarité des individus...

     EMBALLAGE:

- Changer l'emballage ne change en rien le cadeau...

     ÉMEUTE:

Il arrive parfois, sinon davantage, qu’un régime vacillant organise des émeutes, crédibles mais sous contrôle, pour ensuite changer quelques têtes et ainsi donner l’impression au peuple d’avoir gagné.

     EMPLOI:

- Stéréotype induisant et, pire, assimilant le rapport employeur/employé. Réclamer plus d'emploi revient donc à quémander davantage de miettes. Il ne faut pas nécessairement être anarchiste pour rejeter cet ordre des choses, être de gauche devrait suffire!

     EMPIRE:

- Par « puissances occidentales » il faut entendre l'Empire et ses vassaux et par « Empire » la classe dominante cosmopolite à forte dominante anglo-saxonne dont le QG est aux States.

- Propos tenus par M. George W. Bush à un journaliste.  (Monde Diplomatique)
Nous sommes un empire maintenant et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement, comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons d’autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’histoire. (…) Et vous, vous tous, il ne vous reste qu’à étudier ce que nous faisons

     ENNEMI:

- L'ennemi de mon ennemi n'est pas forcément mon ami mais il contribue néanmoins à embarrasser le second, ce qui du coup édulcore la vision que j'ai de lui.

- Nos ennemis sont moins les crocs du saurien que les deux neurones qui les commandent!

- Prenez sur vous braves gens, egocentrez-vous, colibrisez-vous, ubérisez-vous, vos ennemis de classe ne sont que de braves gens que le plus grand des hasards a gâté!...

- Toute pouvoir n'émanant pas expressément du peuple, qu'il soit issu d'élections truquées ou d'un coup de force, a besoin d'un ennemi extérieur crédible pour assurer son autorité.

     ENSEIGNANT:

- Enseignant retraité: personne à la recherche d'un auditoire captif à jamais disparu.

- Ceux qui savent faire font, les autres enseignent. (Inspiré de Muriel Barbery)

     ENTRAIDE:

« Les espèces animales au sein desquelles la lutte individuelle a été réduite au minimum et où la pratique de l'aide mutuelle a atteint son plus grand développement sont invariablement plus nombreuses, plus prospères et les plus ouvertes au progrès. La protection mutuelle obtenue dans ce cas, la possibilité d'atteindre un âge d'or et d'accumuler de l'expérience, le plus haut développement intellectuel et l'évolution positive des habitudes sociales, assurent le maintien des espèces, leur extension et leur évolution future. Les espèces asociales, au contraire, sont condamnées à s'éteindre. »
Pierre KropotkineL’Entraide, un facteur de l'évolution (1902), Conclusion.


     ENTRAÎNEUR: 

- Entraîneur ? Ce serait le plus beau métier du monde s'il n'y avait pas les matchs ! (Carlo Ancelotti)

     ÉPANOUISSEMENT:

- Le libre épanouissement de chacun est la condition du libre épanouissement de tous. (Ce cauchemar qui n'en finit pas - Dardot et Laval)

     ÉPITAPHE:

- "Il avait raison mais les autres ne l'ont jamais su". (Pablo Iglesias)

     ÉQUITÉ: 

- L'égalité est à la loi ce que l'équité est à la vertu. 

     ERREUR:

- Sauf erreur de ma part nous allons droit à la catastrophe. Mais l'erreur est humaine et je me sens terriblement humain, voila qui me rassure...

     ÉRUDITION:

- Combien ne trouvent plaisir à l'érudition que de s'en prévaloir?...

     ESCROC:

- Il n'y a que les escrocs pour prétendre qu'aucune autre solution que la leur n'est envisageable!

- Quoi d'étonnant à ce qu'un escroc inspire confiance, c'est son métier.

     ESTABLISHMENT: 

- En régime capitaliste, l'establishment se compose de deux classes complémentaires ayant pour seul objectif de maintenir et développer leurs privilèges respectifs: la classe dominante son pouvoir et la classe dirigeante les faveurs de la première. 

     ESTHÉTIQUE:  (voit beauté)

     ÉTAT:

- L’État n’est, ou plutôt ne devrait être, que l’interface entre l’individu et la société.

- Le rejet de l'État résulte, à gauche, du fait qu'il soit à la solde de la classe dominante et je serai prêt moi aussi d'en faire l'économie le jour où toutes les tares de l'humanité, dont la pléonexie (désir d'avoir plus que les autres), auront été guéries. En attendant ce moment improbable, l'État débarrassé de sa tutelle capitaliste resterait le meilleur moyen de garantir de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins.


L'État serait réactionnaire selon certains. Il serait bien de reconnaitre que la foule, hors toute maîtrise, l’est souvent elle aussi. Le principe révolutionnaire ne peut s'appliquer en permanence sous peine de remettre sans arrêt tout en question, c'est là justement que les opportunistes sévissent. Seules des règles du jeu, de préférence arrêtées par le peuple, peuvent apporter un minimum de stabilité à la vie sociale en constituant des paliers, des étapes qui font de la société un État de droit.

- En système libéral, le rôle de l'État consiste à optimiser le transfère des richesses communes à ses commanditaires, les dominants. 


     ÉTERNITÉ:

- L'homme qui vivra mille ans est déjà né selon Laurent Alexandre, dont chacun jugera de la pertinence. S'il en est ainsi ce sera le plus grand défi de l'humanité, non pas pour pérenniser cet exploit mais pour en gérer les conséquences... 

     ÉTIQUETTE:

- Quand on se moque des étiquettes, qu'a-t-on à foutre de ce qui est écrit dessus?

     ÉTUDES:

- Il n'y a guère de mérites à faire de hautes études, c'est pour beaucoup de grands diplômés le meilleur moment de leur vie où le "travail" principale consiste à se créer de "bonnes" relations, un réseau comme ils disent. Notre belle société est ainsi faite que pour ceux-là c'est l'ambition plutôt que l'appétence pour la discipline choisie qui leur fait entreprendre cette longue initiation, promesse d'un avenir confortable mais qui, selon eux, leur boufferait la jeunesse. Le "sacrifice" prétendu ne justifie en rien les compléments de revenus que leur assurent leurs diplômes.

- L'objectif des études n'est plus de former des gens mais des rouages.

Réussir ses études n'est-il pas devenu, paradoxalement, le signe d'un manque d'émancipation intellectuelle?... 

Penser que les mieux diplômés sont les plus intelligents et les plus à même de prendre des meilleures décisions est une double erreur, ces gens n'ont en générale qu'une mémoire de cheval et une grande docilité intellectuelle.

(A titre purement documentaire cette courte Vidéo de l'économiste Charles Gave dont le diagnostique poursuit des objectifs bien différents des nôtres, à savoir la dévalorisation des agents de l'État.)

     EUROPE:

- "Je crois que notre ingérence excessive dans plusieurs domaines de la vie privée est une des raisons qui repoussent les gens du projet européen", a déclaré monsieur Juncker devant l'assemblée parlementaire européenne (avril 2016).
Ce n'est pas de manque d'individualisme dont souffre l'Europe Mr Juncker 
mais tout au contraire de l’absence de solidarité que le logiciel libérale lui impose.

L'Europe est une tentative d'agrégation constitutionnelle des forces libérales via un semblant de démocratie, il est certain que si cette démarche n'aboutit pas un exécutif autoritaire sera mis en place.

L'Europe actuelle est une construction génétiquement libérale, il est aussi illusoire de chercher à la rendre sociale que d'attendre d'une chienne une portée de chatons. 

     ÉVIDENCE:

- Si je n'avais que des évidences à dire, je me garderais bien d'écrire.

- Ne cherchez pas l'évidence chez les nantis, elle n'est chez eux que la justification de leurs privilèges.

     ÉVOLUTION:

- Dans l'état actuel de l'évolution, l'homme est probablement la seule espèce à savoir ce que sont les étoiles. Ça lui ouvre bien des perspectives, dont celle d'imaginer l'infini.

- Pour les libéraux, l'évolution est un balancier qui va et vient indéfiniment entre l'offre suzeraine et la demande vassalisée. Après la "main invisible", peuvent-ils imaginer qu'un jour un doigt, bien visible celui-là, vienne perturber ce confortable mouvement?...

- L’évolution? Une succession de tentatives saugrenues qui, de temps à autre, débouchent sur des solutions. (Lire "Le Hasard et la Nécessité" de Jacques Monod)

- Trois grandes étapes jalonnent selon moi l'évolution du vivant: l'instinctive, la subjective et l'objective. Ces étapes seraient inclusives en ce sens que la suivante n'exclu pas celle qui la précède à l’instar des topiques de Freud). Notre espèce ne ferait que commencer à découvrir la troisième, espérons qu'elle ne tarde pas trop pour en tirer profit...

- L’évolution naturelle de l’espèce humaine tend inéluctablement vers la spécialisation. Ainsi l’individu est-il amené à déléguer à d’autres de plus en plus de tâches qu’il ne pourrait assumer lui-même faute de connaissances et de temps.

Capitalisme et socialisme scientifique sont à placer sur la grille de l'évolution, le premier n'est qu'un prolongement de la loi de la jungle, le second une prise de conscience de notre condition. Cette prise de conscience suit son chemin à son rythme en semant ci et là des prototypes de société que le capitalisme s’évertue à tuer dans l'œuf. Il n'est pas simple de désarçonner un système à ce point primaire et agressif!...

     EXISTENTIALISME: 

- L’existentialisme, cette ornière conceptuelle de laquelle la gauche tarde à se dépêtrer. L’homme sartien « absolument libre » n'est qu'une réponse maladroite et excessive au déterminisme, au tout « inné ».


     EXTRÊME DROITE:

- Quand l'extrême droite progresse chez les gens ordinaires, c'est d'abord sur elle même que la gauche doit s'interroger . Georges Orwell.

     EXTRÉMISME:

- L'extrémisme se caractérise entre autres par un dogmatisme qui refuse toute alternative aux idées avancées (TINA) et qui cherche à imposer ces dernières par des méthodes radicales ou violentes. En ce sens le libéralisme, par la dictature de l'argent et par ses guerres, relève de l'extrémisme.

L'extrême gauche quant à elle n'existe plus depuis la fin des années de plomb et la renonciation au concept de "dictature du prolétariat", du moins dans le sens que lui prêtait la droite. Ce n'est pas pour autant que la gauche actuelle aurait à exclure la possibilité de faire usage de la force en réponse à toute action violente libérale ou autre.

     FACEBOOK:

- Il y a quelques temps j'ai été bloqué deux ou trois jours sur Facebook pour avoir invité un mal-comprenant à consulter un oculiste. Prudent, je propose dorénavant l'ophtalmo...

     FAIM:

- Mourir de faim? Qu'importe tant que c'est loin !...

- Au moins 25.000 morts de faim PAR JOUR dans le monde selon le PAM (2012), 100.000 selon Jean Ziegler (2017).

- Mourir de faim ce n'est pas mourir d'une balle de Kalach au Bataclan, c'est crever à petit feu, durant de longs mois sinon de longues années durant lesquels les forces disparaissent peu à peu et l'obsession de manger augmente jusqu'à devenir la seule et unique préoccupation. Puis vient le moment où toute volonté disparait et où le corps abandonne la partie.

- L'explosion démographique n'est pas la cause de l'insécurité alimentaire mais l'effet d'un système qui cultive la misère.

- Pour Jean Ziegler, "la destruction de millions de personnes (...) par la faim tous les ans est le scandale de notre siècle: toutes les 5 secondes un enfant meurt de faim, près de 100.000 personnes meurent de faim tous les jours...". Or, selon la FAO, l'agriculture mondiale pourrait nourrir aujourd'hui plus de 12 milliards de personnes. Ainsi, dit-il, 
"il n'y a aucune fatalité de la faim: un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné ".

     FAISEUR D'OPINION:

- Ce n'est pas parce qu'un faiseur d'opinion bouscule quelque peu les thèses officielles qu'il œuvre contre le système, il offre au contraire à ce dernier une apparence de pluralisme et une éventuelle aire de repli proprement défrichée.

     FANTASME:

- Le fantasme le plus farfelu ne serait-il pas celui de s'imaginer que le présent est exemplaire?

     FASCISME:

- "Le fascisme prospère sur les décombres des révolutions perdues" disait Walter Benjamin. Voila probablement le seul lien que peut avoir la gauche avec lui.

- Le fascisme est la crispation d'un monde qui se meurt,
   l'ennui c'est que l'agonie peut tirer en longueur...

     FATALISME:

- Le fatalisme est le ferment de la servitude.

     FATUITÉ:

- Est-il agressif de dénoncer la fatuité? Oui pour ceux qui n'y voient que du talent...

     FEMME:

- "Dieu n'a créé les femmes que pour apprivoiser les hommes" selon Voltaire. La thèse selon laquelle Dieu serait la réponse de l'homme à ses angoisses existentielles se vérifierait donc, le rôle apaisant des maîtresses n'étant pas contestable ;-)

     FÉMINISME:

Et si, tout simplement, l'ascendance masculine n'était due qu'à l'autorité que peuvent physiquement imposer les plus forts aux plus faibles? La répartition des tâches n'est plus en ce cas qu'une conséquence de cette autorité imposée et non d'acquis capillotractés.

    FÉROCITÉ:

- Plus l’homme est féroce envers la bête, plus il est rampant devant ceux qui le dominent. (Louise Michel)

   FINANCE:

La finance n'est au fond qu'une règle du jeu qui ne doit son essor qu'au fait qu'elle comble les puissants et donne aux autres l'impression d'être équitable.

- Ne confondons pas économie et finance, la première est échanges, la seconde n'est qu'un jeu de dupes guère plus subtile que le bonneteau.

     FISCAL WATERBOARDING:

- "Je suis très fier de ce terme.  C'est une description précise et exacte de ce qui se produit depuis maintenant des années [en Grèce]. Qu'est ce que le  waterboarding? Vous prenez un sujet, lui mettez la tête dans l'eau jusqu'à ce qu'il suffoque, mais à un moment, avant la totale asphyxie, vous lui permettez de respirer un peu et puis vous lui replongez la tête dans l'eau. Vous répétez ça jusqu'à ce qu'il avoue. Le fiscal waterboarding est évidemment fiscal et non physique." (Yánis Varoufákis - 2015)

     FOI:   (voir athée)

- Entre foi et faits il y a un abîme!

La mauvaise foi n’a que faire des paradoxes, il n’est qu’à voir les religions…

A la mauvaise foi nul n’est tenu de répondre, ce ne serait que lui faire écho. il est toutefois indispensable de la contredire dès lors qu'elle obtient un certain crédit auprès des plus crédules.

     FOLIE:

"Fou de Dieu" n'est pas qu'une expression, il s'agit d'une véritable folie dont l'islamisme n'est pas la seule expression dans l'histoire. Si nous considérons que Dieu est une création de l'homme pour répondre à ses angoisses, l'élaboration d'une structure idéologique est indispensable pour baliser les délires abstraits de repères vraisemblables où se côtoient réalité et fiction. 

     FOOT (et politique):

- Si les règles de la politiques étaient aussi simples que celles du foot, si ses objectifs étaient aussi clairs et si son arbitre le grand capital n'était pas aussi retors, nul doute que les pavés voleraient en formations serrées depuis belle lurette.

     FORMATION:

- Une bonne formation ne doit pas seulement ouvrir des portes, elle doit aussi apprendre à les ouvrir.

     FORTUNES:

- Les grandes familles qui ont bâti leurs fortunes sur le génocide amérindien et la traite des esclaves constituent aujourd'hui une bonne part de la classe dominante qui continue à exploiter les peuples, à piller la planète, à fomenter les guerres et à infliger autour d'elle des souffrances indicibles.

     GAGNANTS/PERDANTS:

- Les gagnants trouvent des moyens, les perdants des excuses disait Franklin Roosevelt. Sinon que les moyens des gagnants sont souvent les excuses *justifiées* des perdants...

     GAUCHE:

- Être de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi. Être de droite c'est l'inverse. (Deleuze)

- Être de gauche c'est, en cas de conflit d'intérêts entre la société et soi, privilégier les intérêts de la société par rapport aux siens parce que ceux-là représentent ceux de chacun, dont les siens.

- Le problème de la gauche, de notre gauche, c'est que ses intellectuels sont partis en vacances au pays de la rhétorique.

- Si déjà nous définissions correctement le concept de gauche, hors tout récit historique n'étant en somme que le témoin d'une époque. La gauche de 1789 n'est pas celle de 1917 ni celle d'aujourd'hui. (→ C'est quoi la gauche?)

Il ne suffit pas de favoriser comme John Maynard Keynes la demande au détriment de l’offre pour être de gauche, encore faut-il donner aux travailleurs la maitrise de l'outil de production, donc de l’offre.

- Le jour où la véritable gauche parviendra au pouvoir et prétendra imposer son programme, les marchés  la placeront illico devant la nécessité d’engager le combat.

     GAUCHE DE GAUCHE:

- L’expression "gauche de gauche", que nous devons à Bourdieu, signifie la véritable gauche. "Gauche de LA gauche" est la traduction de cette expression faite par les médias aux ordres afin d'en inverser le sens et suggérer qu'à droite de cette gauche existe une autre gauche, en l'occurrence le socialisme réformiste (voir réformisme).
La ficelle est grosse mais plus épais encore est l'entêtement des camarades à alimenter la supercherie. 

     GENS (les):

- L'expression "les gens" m'inspire de la compassion pour ceux qui en usent avec la certitude de n'en point faire partie...

Il n’y a pas de petites gens, il n’y a chez ceux qui le prétendent que des petits esprits.

     GÉNÉRALISER:

- Si ce n'est par soucis de synthèse, généraliser n'est jamais qu'un défaut d'analyse.

     GÉNÉRATION:

- Je n'ai guère d'estime pour ma génération, encore moins pour celles d'avant, mon seul espoir réside dans la faculté des suivantes à corriger leur lourd atavisme.

     GENTILLESSE:

- La plus noble des vertus reste la gentillesse, mais le monde d'aujourd'hui en a fait une faiblesse...

     GIFLE:

- Si quelqu'un que l'on aime se fait gifler, c'est un coup de poing que l'on se prend en pleine g...

     GOUVERNANCE:

- Face à la déraison des riches dominants et à la subordination des dirigeants à l’argent la seule gouvernance envisageable est celle de spécialistes dûment contrôlés par le peuple, « spécialistes » parce que la cité ne peut être gérée pas des amateurs et « contrôlés » afin d’éviter toute corruption tant intellectuelle que matérielle.

     GOUVERNEMENT:

- Les gouvernements sont interchangeables et n'ont JAMAIS eu le véritable pouvoir; c'est pourquoi il est illusoire de les faire tomber pour changer les choses, c'est leurs maîtres qu'il s'agit de renverser.

     GRAND PATRONAT:

- Jusqu’à il y a peu le grand patronat avait besoin d’une classe à la fois besogneuse et consommatrice pour générer ses profits. Depuis, la robotisation a réduit fortement son besoin en travailleurs et la finance en consommateurs. C’est ainsi qu’il s’est créé un système virtuel qui lui assure rentes et jouissances matérielles sans le concours d’une main d’œuvre qu’il se devait de ménager et qu’il peut dorénavant envoyer à la misère.

     GRÈCE:

- Ce qu'a fait l'Europe à la Grèce est impardonnable, ce qu'elle nous prépare n'est pas plus acceptable.

Voler le peuple pour donner l'argent aux banques privée est la politique de TOUTES les classes dirigeantes libérales où que ce soit dans le monde. Ce qui est particulier avec la Grèce c'est la façon ostensible dont le vol a lieu, ceci afin de tester la capacité de résilience d’un peuple et de faire un exemple.

     GRINGOS:

- Les gringos ne sont pas pires que les autres, ils excellent au contraire dans l'art d'assumer leurs perversions...

     GROSSIÈRETÉ:

- La grossièreté se retrouve autant dans les idées que dans les mots...

     GROUPES D'APPARTENANCE:

- Quelles que soient leurs motivations, les groupes d'appartenance sont toxiques dès lors qu'ils cherchent à se substituer à la société dont ils font partie.

     GUERRE:

- Crises et guerres rythment le souffle du libéralisme.

- Nous sommes effectivement en guerre mais nos ennemis sont avant tout les clans de la classe dominante qui font de l'humanité des légions de petits soldats de plomb.

- « Si vis pacem, para bellum », soit en français: « si tu veux la paix, prépare la guerre ». Selon certains linguistes il faudrait comprendre « si tu veux la paix ici, fais la guerre là-bas » mais cette acception ne recueille pas l'unanimité. Toujours est-il que la locution est réversible et bien plus réaliste en sens inverse → « si tu prépares la guerre, dis que c'est pour la paix »

     GUERRE CIVILE: 

- Entre la révolte et la guerre civile il n'y a que l'incompétence du pouvoir.

     GUERRE ÉCONOMIQUE:

- La guerre économique désigne un conflit entre économies concurrentes dans le jeu des échanges internationaux. Elle n'est à greffer sur la concurrence des nations QUE dans la mesure où de gros intérêts privés correspondent aux découpages politiques des pays concernés.
Autrement dit, nationalisme et patriotisme ne sont qu'habiles inventions permettant à des entités privées de lever des armées pour défendre leurs propres intérêts.

     GUERRE HUMANITAIRE:

- Personne ne croit plus aux guerres humanitaires, et pour cause. Continuent à y prétendre ceux qui ne trouvent aucune autre justification avouable.

     GUILLOTINE:

- Certains proposent de les guillotiner mais ce n'est pas une bonne idée, on ne peut plus les pendre après...

     HANDICAP :

- Quoi de pire pour le handicap que de se prendre au sérieux?...


     HASARD: 

- Le hasard propose, la nécessité dispose. (Le Hasard et le Nécessité - Jacques Monod)

     HISTOIRE:

- Croire à l'Histoire officielle c'est croire des criminels sur parole. (Simone Weil)

- "Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre" disait Karl Marx. J'ajouterais néanmoins que celui qui s'en satisfait est condamné à y croupir...

     HOMME: (espèce)

- La meilleure chose qui puisse arriver à l'homme c'est de se prendre pour ce qu'il est... et rien de plus. Qu'il croit se réaliser par le fric ou par Dieu, l'illusion est la même, ce ne sont là que les constructions de son ego.

- L'être humain n'est pas plus égoïste ou "une erreur" que les autres espèces, il a tout simplement créé une structure sociale qui privilégie les malades mentaux...

- « L'homme est un animal sociale » disaient Aristote et Saint Thomas, gauchistes bien connus. Ce qui signifie que l'individu a autant besoin de la société que de son propre potentiel. Il est comme le mot qui participe à la phrase, distinct de ses voisins tant par la forme que par le fond mais n’acquiert son sens définitif que par le texte. Réciproquement le texte ne prend sens que dans l'appareillage de ces mots.

     HOMME POLITIQUE:

- L'homme politique cherche désormais davantage à être craint qu'à être cru. Pourtant, s'il n'est plus cru... il est cuit!

     HUMANISME:

- L'humanisme n'a de compte à rendre à personne.

     HYPERACTIF:

- Être hyperactif c'est être expéditif et laisser son entourage perdre son temps à corriger ses erreurs.

     IDÉALISME: 

- L’idéalisme est une incontestable qualité… tant qu’il ne s’affranchit pas totalement des réalités.

     IDÉE:

- Une idée devient une force lorsqu'elle s'empare des masses. (Karl Marx)

- Les bonnes idées n'auraient pas besoin de stratégie pour se faire adopter, elles s'imposeraient d'elle même si elles n'avaient que trop souvent à rivaliser avec les préjugés.

- Lorsque le flot des idées se tarit, celui des grandes gueules entre en crue.

- Chercher de nouvelles idées c'est bien, s'assurer que l'on a bien fait le tour des anciennes n'est pas mal non plus, les prétendus "grands innovateurs" sont souvent ceux-là même qui shuntent l'histoire et la répètent... en pire.

- Si vous partagez votre petite idée avec quelques personnes et que celles-ci font de même, cette petite idée renversera peut-être des montagnes.

- Le meilleur moyen pour discréditer une idée est de la faire défendre par un abruti.

- Pour refaire le monde les bonnes idées ne suffisent pas, il faut au moins quelques outils...

- Il ne suffit pas d'avoir des idées, encore faut-il les ranger de façon cohérente.

- Si les idées empruntent bien des chemins immatériels, c'est néanmoins sur la terre ferme qu'elles poussent.

     IDÉOLOGIE:

- A priori une idéologie n'est pas un dogme mais, à la manière d'en user, elle peut le devenir.

- Sans idéologie vous ne faites rien, strictement rien, vous ne faites que reproduire à votre avantage ce que vous avez détruit.

- L'idéologie bien pensée n'est pas un rail qui ne peut mener qu'au terminus imaginé, c'est un cap qui n'est à suivre qu'en fonction de l'évolution des idées. 

     IGNORANCE:

- Entre l'ignorance et la croyance, la frontière est souvent bien ténue...

N’y rien comprendre et en être fier, voilà toute la gloire de l’âne bâté qui cultive son ignorance par fainéantise intellectuelle.

Si certains doivent leur ignorance à leur fainéantise intellectuelle, nous sommes plus souvent victimes que responsables de la notre, soit que l’information ne nous parvient pas, soit qu’elle est fausse, biaisée ou carrément mensongère.

     ILLUSION:

- Un jour tout sera bien, voilà notre espérance.
Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion. (Voltaire)
Un jour tout sera bien grâce à nous prétendent les illusionnistes d'aujourd'hui.
Un jour peut-être ce sera mieux, voila tout ce que nous pouvons espérer.

     IMAGINATION:

- C'est l’imagination qui ouvre les chemins, l'expérience et le savoir ne font que les baliser.

- Combien sont ceux contents de leur sort par seul manque d'imagination? C'est dans leurs rangs que prolifèrent les réactionnaires.


Si l’imagination permet de s’évader, elle permet tout autant de s’aliéner lorsqu’elle se contente d’alimenter les rêves compensatoires fomentés par le pouvoir .

     IMBÉCILE:

- Il n'y a rien de plus crispant que l'assurance d'un imbécile lorsque celui-ci s'est fait un auditoire.

- Le meilleur outil, aux mains d'un imbécile, devient un handicap.

     IMMIGRATION:

- Si Jeanne d'Arc a bouté l'anglais hors de France, ceux qui s'en réclament aujourd'hui ne sont pas prêts d'en faire autant pour l'envahisseur actuel, la classe dominante cosmopolite et sa finance qui, à quelques individus, nous coûte plus de la moitié de notre Produit Intérieur Brut. Il est si simple en effet d'accuser l'immigré pourtant principale victime de ce libéralisme pervers...

- Pour Emmanuel Mounier, "la haine est généralement une réaction d'impuissance surcompensée". Concernant les allergiques à l'immigration, cette réaction procède de l'interprétation délirante d'un préjudice subi. Il s'agit ni plus ni moins d'une forme de paranoïa.

     IMMORTALITÉ:

- Quoi de plus vaniteux, se croire immortel ou se prendre pour un être fini ? Il en est hélas qui cumulent...

- Si elle est atteignable, l'immortalité posera des problèmes d'une ampleur telle que notre espèce risquera paradoxalement de ne pas y survivre.

     IMPÔT: 

- Payer l'impôt c'est payer sa part de civilisation. Quel est cet horrible mot qui impose alors qu'il ne s'agit que de partage? 

     INCOHÉRENCE:

- L'incohérence des uns n'est parfois rien d'autre que l’incompréhension des autres...

     INDIVIDU ET SOCIÉTÉ:

- Répondre aux intérêts de l'ensemble revient à répondre à ceux de ses parties, ce que l'inverse ne peut nécessairement prétendre...

- L'individu a autant besoin de la société que de son propre potentiel. Il est comme le mot qui participe à la phrase, distinct de ses voisins tant par la forme que par le fond mais n’acquiert son sens définitif que par le texte. En retour le texte ne prend sens que dans l'appareillage de ces mots.

L'individu est à la société ce que le mot est à la phrase: sans elle il n'est pas grand-chose, sans lui... elle non plus. Mais seule la phrase donne au mot son sens ultime.

Individu et société ne sont pas deux entités séparées [...] Ils constituent les points opposés d’un couple dialectique, ceci expliquant qu’ils puissent être à la fois intimement reliés et antagoniques. Jean-Claude Kaufmann

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. (Albert Einstein, Pourquoi le socialisme - 1949)

Dans une société où l'individu n'est pas reconnu, ce qui compte avant toute chose, c'est la tribu et le clan. Tahar Ben Jelloun

     INDIVIDUALISME:

- Individualiste, la droite libérale considère que travailler pour soi est le meilleur moyen de répondre aux intérêts de la société. Sur le terrain de la sexualité, ce schéma ferait des libéraux des violeurs et des identitaires des endogames consanguins.

- Individualisme et égocentrisme font partie intégrante du projet libéral.

Si c’est l’opportunité de l’histoire qui a promu l’individualisme il y a quelques siècles en Occident, au sortir du communautarisme moyenâgeux, c’est elle aussi qui lui signifie aujourd’hui ses limites. 

Ne confondons pas "individualisme" et "individualité" comme le font trop souvent nos camarades au détriment de ce qu'ils croient défendre. Le premier est la ruine de la société, la seconde sa richesse.

- S'il ne s'agit plus de faire croire aux dominés qu'ils ne sont victimes que de la fatalité mais de détruire leur résistance, leur cohésion sociale, le système y est en grande partie parvenu. L'individualisme s'est installé, la guerre de tous contre tous imposée, la pléonexie généralisée.

     INÉGALITÉS:

- Vous voulez les inégalités réduites, moi je les veux abolies. (paraphrase Victor Hugo, voir "misère")

La question politique fondamentale que nous devons tous nous poser, en ces temps de libéralisme triomphant, se résume à savoir si les inégalités sont génératrices de bien-être pour l’ensemble de l’humanité ? Il y a deux façons d’appréhender cette question, l’une acceptant l’objectif du bien-être pour tous, l’autre pas. J’aimerais toutefois préciser pour ceux qui rejettent ce bien-être pour tous que la position opposée à la leur n’est pas forcément issue d’une quelconque charité, elle découle simplement du constat que notre bien-être à chacun dépend de celui de notre entourage. Nul ne peut être heureux au milieu de la misère… hormis les pervers évidemment.

- Les inégalités ne sont pas une défaillance du libéralisme mais son carburant.

     INFORMATION:

- Sans pluralisme et représentativité de l'information, la démocratie n'est autre qu'un leurre.

- Exagérer l'information jusqu'à l'improbable c'est la tuer, voila pourquoi internet est si bien toléré (et utilisé) par nos dirigeants.

     INNÉ vs ACQUIS:

Éternelle question que celle de savoir qui, de l’inné ou de l’acquis, prévaut. Bien malin sera celui qui tranchera, plus sage et probablement plus près de la vérité sera celui qui les réunira dans un couple dialectique où opposition et harmonie s’apparieront intelligemment.

Il serait peut-être temps de se débarrasser des mythes du bon sauvage de Rousseau et de l'homme sartrien "absolument libre". Le débat Piaget-Chomsky où ce dernier affirme que le langage humain vient d'une capacité innée et qu'il existe une grammaire universelle a semble-t-il réglé la question.

- L'inné est individuel, l'acquis est échange. 


- Il est encore de bon ton aujourd'hui, dans certains milieux, de prétendre qu'il n'y a rien d'inné chez l'humain, que tout est acquis. Cette position est purement idéologique. Si la spéculation sur les particularités biologiques des groupes humains a alimenté les pires entreprises racistes de l'histoire ce n'est pas une raison pour condamner la démarche. Le feu, ça brule; faudrait-il pour autant s'en passer?


- Il n'y a, dans l'absolu, rien de sacrilège à prétendre qu'il y a AUSSI des différences biologiques innées entre groupes humains, même si celles-ci sont le produit d'un acquis ancestral appelé *évolution*. Que ces groupes seraient appelés à disparaitre est une autre histoire... 

- Il n’est pas indispensable de se coltiner une maladie génétique pour réaliser que les gènes ont aussi leur mot à dire…


     INNOVATEUR:    

- Les "grands innovateurs" auto-proclamés sont souvent ceux-là même qui shuntent l'histoire pour la répéter... en pire.

     INSOUMISSION :

L’insoumission exige plus que l’indignation, moins que la rébellion, moins encore que la révolution.

     INSTITUTIONS :

- Soit le peuple produit les institutions dont il a besoin, soit ce sont les institutions qui produisent les hommes dont elles ont besoin. Or le rôle des dirigeants en système libéral, garants des institutions, est de servir la classe dominante en priorité. Les institutions libérales produisent donc les hommes dont la classe dominante a besoin. 

     INSULTE:

- L'insulte est l'argument de ceux qui n'en ont pas.

- Les insultes ne salissent que ceux qui les profèrent.

     INSURRECTION:

- Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
(Art. 35 de la constitution de l'an 1 du 24 juin 1793)

NOUVEAU CONCEPT:
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection "bon enfant" est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
(Art. 35 de la constitution de l'an 1 du 24 juin 1793  actualisé le 26 mai 2018)


     INTÉGRATION:

- Ce n’est pas un gage de bonne santé que d’être parfaitement intégré 
dans une société profondément malade. (Jiddu Krishnamurti

     INTÉGRISME:

- L'intégrisme est un refuge pour la misère parce qu'il offre un sursaut d'espérance à ceux qui n'ont rien. Que leur mal disparaisse et l'intégrisme perdra ses troupes. (Abbé Pierre)

    INTELLECTUEL:

- C'est des mondes parallèles de l'abstraction que l'intellectuel rapporte les doutes qu'il cherche le reste de son temps à dissiper.

- Si nombre d'intellectuels sont peu doués de leurs mains, la polyvalence absolue étant plutôt rare en ce bas monde, bien des maladroits s'arrogent cette étiquette uniquement parce qu'ils ne savent rien faire de leurs dix doigts.

Certains justifient leur statut d'intellectuel en décortiquant l'évidence jusqu'à l'absurde, ce qui leur permet de publier de doctes et volumineux ouvrages que des intellectuels de la même eau s'empressent d'encenser ou feignent de contrer,... parce qu'un statut ça s'entretient.

    INTELLIGENCE:

- On reconnait une intelligence de premier ordre à son aptitude a faire exister dans son esprit deux idées contraires à fonctionner. (Francis Scott Fitzgerald, L'Effondrement)

- Celui qui, dans une discussion, se réfère à des sources qui font autorité ne se sert pas de son intelligence mais seulement de sa mémoire. (Léonard de Vinci)

- Fut un temps où l’intelligence s’évaluait à l’agilité dont faisait preuve l'esprit à tourner les phrases. Le capitalisme a remplacé l'éloquence par le revenu... au détriment d'une certaine poésie.

- Si j'avais à définir l'intelligence je commencerais par dire qu'il en existe plusieurs et que les neurones n'en sont pas nécessairement le siège...

- Nous n'évaluons jamais l'intelligence de l'autre qu'à l'aune de nos propres facultés.

- L'arrogance des dominants n'a souvent d'égal que leur bêtise, mais ils se paient des valets hyper-diplômés qui leur sauve la mise. Toute subjectivité mise à part, nous sommes tout de même en droit de nous demander si leur quotient intellectuel a quelque chance de justifier leur rang...

- Croire que le QI est fonction d’adaptabilité, c’est confondre intelligence et malignité.





     INTELLOQUETEUX:

- Ramasse-miettes du savoir.

     INTÉRÊTS:

- Intérêts individuels et collectifs convergent souvent mais lorsqu'il y a conflit entre eux c'est celui de la collectivité qui est à privilégier car la collectivité c'est TOUS les individus. Ceci constitue en mon sens le fondement même de l'idéal de gauche.

- Comme il est dans la nature des choses que les hommes préfèrent leur intérêt personnel à l'intérêt public lorsqu'ils peuvent le faire impunément, il s'ensuit que le peuple est opprimé toutes les fois que ses mandataires sont absolument indépendants de lui. (Robespierre, 29 juillet 1782)

- Faire en sorte que l’intérêt particulier soit toujours contraint de céder à l’intérêt général... (discours de Charles de Gaule au palais de Chaillot, le 12 septembre 1944)

- Quelle pire insulte au bon sens que de prétendre que les adeptes des intérêts particuliers œuvrent, in fine, à faire prévaloir l’intérêt général ?... 

- L'intérêt des pauvres est général, celui des riches est particulier.


     INTERNATIONALISME:

- Sans la notion d'internationalisme, la gauche n'a aucun sens.

     INTERNET:

- Internet est un vecteur fabuleux pour les échanges et le savoir;
nombreux sont ceux, hélas, qui n'y voient et n'en font qu'une pataugeoire...

- Vu que l'on juge souvent les choses sur l'usage que l'on en fait, 
il n'est parfois pas très glorieux de dénigrer Internet...

     INTOLÉRANCE: (→ tolérance)

- L'intolérance est le refus de l'autre. A ne pas assimiler à la critique qui en est l'évaluation...

- Qui est l'intolérant, celui qui porte la critique ou celui qui ne l'accepte pas? A bien y regarder, c'est souvent le second qui accuse le premier de l'être...

- L'intolérance c'est confondre vérité et conviction. Quant à savoir ce qu'est la vérité!...

     INTRANSIGEANCE:

- Prenons garde de n'être intransigeants que pour défendre les valeurs incontournables.

     INTUITION:

- Activité physiologique naturelle de notre appareil perceptif. (Konrad Lorenz).

- Si la raison repose sur l'exploitation de quelques paramètres relativement bien définis (caractères distinctifs), l'intuition repose quant à elle sur un panel beaucoup plus large de données non (encore) paramétrables.

     INVENTION:

- Les inventions les plus simples sont parfois les plus révolutionnaires; exemple: la roue.

     INVERSION:

- L'inversion de la charge accusatoire est la stratégie de celui qui jalouse les arguments de l'autre.

     INVESTISSEUR:

- Pour ceux qui considèrent que le blé des investisseurs est indispensable...
          Ce n'est pas le blé qui fait le pain, c'est le boulanger.
          Mais le boulanger a besoin du blé pour faire du pain!
          Le blé est un don de la nature, pas des investisseurs.

    IRONIE:

- Dans l'ironie il n'y a pas que sous-entendus, il y a l'humour aussi.

- L'ironie est une discipline à pratiquer avec prudence car elle est parfois mal perçue par ceux qui vous connaissent mal ou trop souvent supposée par ceux qui vous en savent friand...

     ISRAËL:

- L'État d'Israël, je dis bien l'Etat, ne se justifie ni en morale ni en droit, sa politique profondément raciste et criminelle le disqualifie à jamais pour quelque prétention territoriale que ce soit; qu'il aille au diable!

- Israël, une réalité qu'il faut prendre en compte? Une réalité issue d'un vol à main armée effectué en bande organisée avec violence ayant entrainé la mort de très nombreuses victimes et accompagné de nettoyage ethnique n'a pas à être défendue ni reconnue. 

     JALOUSIE:

- Est-ce être jaloux que de dénoncer ses prédateurs ?

- Serait-ce jalousie que de constater les fastes d'une grande bourgeoisie donneuse de leçons?...

     JE :

Première personne du singulier qui ouvre le jeu des conjugaisons.

    JEUNESSE:

- Puisse la jeunesse d'aujourd'hui réaliser qu'elle hérite d'un monde glissant dangereusement du côté obscur!

- Réponse à Platon

Platon dans La República:

Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux, l'autorité de rien et de personne, 
Alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.
PLATON
Notre réponse:

Lorsque mères et pères ne proposent plus rien à leurs enfants,
Lorsque filles et fils découvrent l'insignifiance de leurs paroles,
Lorsque l'autorité tremble devant la jeunesse et préfère la mater,
Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne s'y reconnaissent pas, 
Alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la révolution.
RWAZA


     JOURNAL TÉLÉVISÉ:

- Pour bien comprendre ce que "les gens" pensent,
il faut savoir ce qui leur est donné à penser...

     JUSTICE:

- Où que ce soit, la justice prétend toujours défendre deux objectifs de front: les intérêts de l'individu et ceux de la société, les uns dépendant des autres et inversement. C'est précisément l'appréciation de cet "inversement" qui fait la différence entre la justice de droite et celle de gauche.

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » énonce la Déclaration des droits de l'homme de 1789. Les concepts liberté et égalité sont ici fort à propos associés car que serait le premier sans le second et le second sans le premier? Si la liberté se doit de respecter l'égalité, la véritable égalité se doit d'être pour sa part au service des libertés, voila ce que j'entends par justice.

- La véritable égalité est au service des différences, voila ce qu'est la justice.

     LANGUES:

- Lorsque des langues se délient à haut niveau, ne perdons pas de vue que ce ne sont jamais que des langues de p...!

     LARBIN:

- Le maître sait son pouvoir précaire
mais son larbin veut le croire indéboulonnable. (?)

- Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent. (blog de Jolemanique

     LECTURE:

- Il est des lectures au terme desquelles on se sent plus intelligent,
soit que l'on y trouve matière à enrichissement personnel,
soit que l'on y découvre plus idiot que soi... (?)

     LÉGITIMITÉ:

- Quoi de plus facile de transformer une action illégitime en réaction légitime ? Il suffit de provoquer une action plus illégitime encore et d’y répondre avec la première.
Exemple: les opérations sous fausse bannière (false flag).

     LÉGITIMITÉ vs LÉGALITÉ:

- Étaient légaux l'esclavage, le colonialisme, l'holocauste, l'apartheid.
La légalité est une question de pouvoir, pas de légitimité ni de justice.

     LIBÉRALISME:

- Idéologie prônant la guerre de tous contre tous où les faibles, quelle que soit la nature de leur faiblesse, sont toujours les victimes. 

- En régime libéral, banquiers, dirigeants et communicants ne sont que les outils de la classe dominante.

- Le capitalisme est au libéralisme ce que l'accumulateur narcissique est à l'exploiteur pervers.

- Le principe de base du libéralisme a été énoncé par Adam Smith:
"travailler pour son seul intérêt est la meilleur façon de servir la société."
Pourquoi dès lors les partisans de cette vertueuse "évidence" s'ingénient-ils à faire travailler le plus grand nombre pour une poignée d'autres?...

- A croire les libéraux nous leur devrions la roue et le feu...

Le libéralisme a octroyé des pouvoirs astronomiques à une poignée de pervers. C'est un système d’un violence méthodique, tenter de le réformer n’aboutit qu’à le rendre plus supportable, donc à le renforcer.

- Le libéralisme ne peut se combattre de l'intérieur, prétendre pouvoir le faire relève de l'utopie sinon de la malhonnêteté. (voir réformisme)

- Comme toute entreprise prédatrice, le libéralisme sélectionne les plus pervers pour se développer.

- Le libéralisme a pour seul objectif de transférer les richesses du secteur public au secteur privé et de la classe laborieuse à la classe dominante.

- Le libéralisme est une aberration anthropologique que le hasard a proposé et que la nécessité, après expérimentation sociale et écologique, condamne.

Le mot "libéralisme" s'inspire bien de l'aspiration à la liberté de quelques-uns... au détriment de tous les autres.

Le libéralisme n'est qu'un savant montage de fausses évidences.

     LIBERTÉ

- Lorsqu'un homme crie: "Vive la Liberté!" 
   il pense évidemment à la sienne.
  (Georges Bernanos, la France contre les robots)

- La liberté a fait tous les métiers, même les pires... (?)

- Non partagée, la liberté n'est qu'une escroquerie à l'instar de l'idéologie qui s'en réclame: le libéralisme.

- Tolérer une atteinte à la liberté c'est en quelque sorte la promouvoir.

- La liberté est l'emblème de ce libéralisme qui s'abstient bien de préciser que dans sa propre logique elle n'est qu'un privilège et non un droit.

- L'argument de liberté n'est recevable que s'il concerne tout le monde.

- Correctement gérée, la liberté ne s'oppose pas au déterminisme, elle l'accommode.


     LIMITES:

Tester les limites c'est la stratégie des enfants, la perfidie des puissants. 

     LINGUISTIQUE:

- Que Saussure, Bréal, Russel ou encore Chomsky me pardonnent de vagabonder sur leurs terres mais quelle raison pourrait soustraire ces dernières à la curiosité de l'usagé?...

     LIVRE:

- Si le format du livre se justifie pour le roman, genre littéraire cherchant à immerger le lecteur dans un bain imaginaire, il ne l'est plus guère pour l'essai politique ou autre à moins de vouloir noyer le poisson...

- [En prison] "j'ai passé sept ans sans ouvrir un livre, ça m'a laissé le temps de réfléchir". José Mujica, ex-président de l'Uruguay.
Voilà ce que nombre d'érudits gagneraient à méditer...

     LOI:

- La loi peut interdire de faire, elle ne peut obliger à faire.
(trouvé dans un projet de nouvelle constitution)

- Les lois sont surtout faites pour se protéger de tous les pouvoirs?...

     LOI DE LA JUNGLE:

- A exalter la loi de la jungle on fini par entériner sa violence.

- Ça ne fait pas des lunes que l'homme est en mesure de rationaliser son "vivre ensemble"; le problème c'est qu'il s'obstine à s'organiser en fonction d'une loi totalement subjective, celle de la jungle.

La loi de la jungle est celle du plus fort, lorsqu'elle a été objectivée par l'humain elle est devenue capitalisme et a drainé en haut de l'échelle tous les pervers-narcissiques de notre espèce: la pléonexie est devenue la règle.

     LOI DE SAY:

- La loi de Say affirme que l'offre crée sa propre demande.
La loi du bon sens estime pour sa part que,
dans le domaine de la production et non de l'inovation ou de la création,
"la demande est la seule raison d'être de l'offre".

     LOI DU MARCHÉ:  (voir marché)

- Hors toute dérive idéologique une économie correctement planifiée cherche à répondre rationnellement aux impératifs du marché, de l'offre et de la demande. C'est précisément à une telle dérive que nous assistons avec cette économie libérale qui favorise l'offre au nom du seul profit en ignorant tant les capacités de notre terre que la demande.

-  La loi de l'offre et de la demande non balisée c'est le Monopoly et rien d'autre: tous les joueurs en sortent perdants, SAUF UN.

- Les libéraux ne cessent d’affirmer que le capitalisme c’est la loi du marché. Ben non ! La loi du marché c’est la loi de l’offre ET de la demande, le capitalisme ce n’est que la loi de l’offre. (voir loi de Say)

- Dans une société équilibrée, la production autre que culturelle et créative s'aligne sur les besoins. Ainsi la loi du marché y est appliquée mais elle se doit de privilégier la demande par rapport à l'offre et non l'inverse.

     LUCIDITÉ:   (voir univers)

Un premier pas nous fait comprendre que nous ne sommes pas le centre du monde, un second nous fait découvrir que nous sommes toutefois au centre d’un univers : le nôtre. C’est de cette lucidité qu’émerge notre conscience.

     LUMPENCOGITO:  ou le QI d'un bulot

- Catégorie d'individus disposant d'une irréflexion auto-réflexive... ;-)
Dans la pensée de Descartes → "cogito ergo sum" (je pense donc je suis) le cogito suppose une réflexion initiale permettant un retour sur elle-même, particularité qui fait dire à René : "Cette pensée [...] est la première et la plus certaine qui se présente à celui qui conduit ses pensées par ordre."

- A ceux qui évoquent un peu trop volontiers le lumpenprolétariat j’oppose tout aussi volontiers le "lumpencogito". 

     MACHINE:

- Que la machine libère l'humain des tâches ingrates n'est pas un problème, que du contraire; c'est la récupération de cette émancipation par la recherche obsessionnelle du profit du libéralisme qui annihile tous les bénéfices de cette évolution. Le rôle des syndicats n'est donc pas de préserver le travail mais d'en défendre une répartition équitable.

     MACHISME:

- Qu'est-ce que le machisme sinon le déni du droit, pour une bonne moitié de l'humanité, à mener une vie digne et normale?...

     MAI '68: 

Mai '68, révolution colorée avant l'heure issue d’un malaise social bien réel mais mis à profit par les déstabilisateurs de l’Empire pour neutraliser le leader des pays non alignés et le remplacer par un agent de la banque Rothschild. Ce dernier s’empressera d’obliger l'État à se financer auprès des banques privées et préparera le retour de la France dans l’OTAN. 

     MAÎTRES DU MONDE:

- Il ne faut pas s'attendre de la part des "Maîtres du Monde" à la moindre sagesse. Ces gens ont construit leurs fortunes sur les guerres, les génocides, les pires infamies et ce n'est pas aujourd'hui qu'ils changeront de méthode. Le système capitaliste a hissé les plus agressifs et ambitieux à sa tête, calqué sur la loi de la jungle il ne peut tout simplement pas fonctionner autrement.

     MAJORDOME:

- Stranguler le majordome n'étouffe pas le châtelain.

     MALADIE:

- A simuler la maladie le nigaud fini par y croire.

     MANICHÉEN: 

- Pour un manichéen, des propos nuancés ne peuvent être que contradictoires.

     MANIFESTATION: 

- Lorsque le peuple détient véritablement le pouvoir, il ne le quémande pas dans la rue, il l'exerce.

- C'est fou ce que défiler dans une ambiance "bon enfant" fait trembler le capital!...

     MANIPULATION: 

- Une bonne manipulation contrôle à la fois l'info et la contre-info, falsifie la première et oriente la seconde sur le terrain qu'elle a choisi.

     MARCHE (en):

- L'humain ne se met véritablement en marche que lorsque tout est clair dans sa tête; il ne fait sinon que tâtonner, grommeler, battre la breloque ou, pour se rassurer, suivre un gourou.

     MARCHÉ: (voir loi du marché)

- Le marché version libérale, c'est à dire la loi de l'offre, c'est la loi de la jungle. Le plus incroyable c'est que certains croient, et surtout veulent faire croire, que c'est le summum de l'évolution...

- Hormis dans la création, que celle-ci concerne l'art ou l'innovation, c’est la demande qui doit engendrer l’offre et non l’inverse. 

- La domination des marchés c'est la domination d'une classe, les marchés ne sont que légitimations malhonnêtes.



     MARCHÉ BOURSIER :

- Le marché boursier - comme le marché en général d'ailleurs - ne fonctionne pas mécaniquement, ce n’est qu’un ensemble de règles dont les plus fortunés s’affranchissent allègrement. Faire croire le contraire prête à penser que les capitalistes ne maîtriseraient pas leur propre système et en seraient eux-mêmes les victimes, un comble!...

     MARIAGE POUR TOUS: 

- Je suis pour le mariage homosexuel. Je ne vois pas pourquoi on devrait épargner quelqu'un parce qu'il est homo! (Galabru)

     MARTYRES:

- A force d' honorer les anciens martyres on en oublie les prochains !

     MARX:

- J’ai beaucoup trop de respect pour Karl Marx pour lui faire l’affront de le comparer à un dieu.


     MARXIEN :

- Je ne suis ni communiste ni trotskiste ni même marxiste, je suis marxien, originaire de cette planète où rien n’est définitif, absolu, sacré, où la dialectique n'est pas un vain mot.

     MARXMALLOW: 

- Marxisme mou.

     MATÉRIALISME:

- Les matérialistes font tourner le monde,
les idéalistes le font avancer,
les utopistes le font rêver.  (?)
Mais sans le rêve, rien n'avance ni ne tourne.


- « Ce n’est pas la conscience qui détermine la vie mais c’est la vie qui détermine la conscience. » Il n'est pas nécessaire d'être idéaliste hégélien pour relativiser cette citation de Marx ; le capital génétique c'est aussi la vie, mais c'est peut-être le mot « capital » qui gêne certains…

     MATÉRIALISME DIALECTIQUE:

- C'est surinterpréter le matérialisme dialectique que d’estimer que, si ce sont les conditions matérielles qui déterminent la conscience de l’homme, ce ne serait qu’à elles et à l'idéologie qui les sous-tend qu’il faudrait s’en prendre et non à ceux qui les mettent en œuvre. Qui que ce soit de l’œuf ou de la poule le premier, les deux sont à combattre, le capitalisme par les idées et le capitaliste sur le terrain. 


- Le matérialisme dialectique n'est évidemment pas une philosophie éternelle et immuable. Penser autrement ce serait contredire l'esprit de la dialectique. Léon Trotsky

     MÉCHANCETÉ:

- Relever les bourdes de l'autre n'est pas méchanceté, c'est s'en moquer qui l'est.

     MÉDIA:

- Alors que les médias se devraient d'être des fenêtres ouvertes sur les réalités du monde, ils ne sont plus que des murs couverts de propagande.

Il n’y a rien de plus efficace pour « casser » la contestation que de lui opposer l’invraisemblable et de le lui faire admettre. Nos médias mainstream sont là pour ça.

     MÉDITATION:

A me perdre dans la méditation je préfère me retrouver dans la réflexion.

     MENSONGE:

- Ne pas vouloir entendre le mensonge c’est éviter de le contester pour finalement s’en accommoder.

     MENTEUR:

- L'initiative reste au menteur qui décide du sujet comme du tempo.
(Daniel Bernard - Marianne)

- Entre un mensonge simple et une vérité compliquée à démontrer, c'est le menteur qui l'emporte. Sylvestre Huet

     MÉRITE:

- La valeur en pays capitaliste se calcule au "mérite", or qui peut évaluer ce mérite?... Le capitaliste évidemment !

- Il est particulièrement indécent de la part de gens qui gagnent milles et cent fois plus que d'autres de se justifier par le mérite.

- La méritocratie est la base même du capitalisme?... TOUS les riches considèrent qu'ils méritent de l'être. Reste à savoir ce qu'est le mérite et qui le définit. 

     MÉRITOCRATIE:

- Une méritocratie est un système dans lequel les personnes les plus chanceuses, en termes de santé physique, de patrimoine génétique, de soutien familial et de revenus, les plus chanceuses en termes d'éducation et d'opportunités de carrières, en retirent le plus de bénéfices.
Ben Bernanke, eh oui! → A chacun selon ses moyens: pourquoi la réussite au mérite est aussi une forme d'injustice, article du 6 juin 2013 (Atlantico...)

     MÉTAPHORE:

- Toute métaphore a ses limites, son objet n'est pas de révéler la complexité du sujet concerné (analyse) mais au contraire d'en synthétiser un aspect par une comparaison appropriée.

     MILITANTISME:

- La force militante vient de la conviction de chacun, pas de la docilité collective à quelque idéologie que ce soit. L’erreur stratégique par excellence serait de laisser le monopole de l’individu aux libéraux ce qui, dans une société fortement individualisée comme la nôtre, reviendrait à se tirer une balle dans le pied. 

     MILLIARDAIRE:

- Être milliardaire c'est fouler du pied bien des destins. Le juste retour des choses implique que ces "braves" gens ne peuvent compter sur personne sinon via le fric, ce qui n'est un gage de liberté que dans la cage d’un éternel rapport de force.

     MISÈRE:

- Vous voulez la misère secourue, moi je la veux supprimée. (Victor Hugo)

     MODÉRATION:

- Lorsque la situation est grave, qu'est donc la modération sinon une trahison?

     MONDE:

- L'ancien monde est en train de mourir, un nouveau monde est en train de naître, mais dans cette période intermédiaire, des monstres peuvent apparaître. (Gramsci)

- Refaire le monde ne peut se concevoir que globalement, appréhender ce grand chantier par petites touches réformistes n'est que ravaudages mis à profit par le système en place.

     MONOSÉMIQUE: 

- Les mots seraient monosémiques que les dictionnaires en seraient réduits à quelques feuillets...


     MONSTRE:

- Il n'est pas nécessaire d'être un monstre pour participer au pire. (Alexandre Jardin)

     MOQUERIE:

- La moquerie est une façon de relativiser les choses, c’est la plus populaire des philosophies…


     MORALE:  (voir vertu)

- La morale n’est que justification et non raison; contrairement à l'éthique elle n'explique rien, elle exige.

- Si le jugement finissait par rejoindre entièrement la raison, il conclurait que la morale n'est autre qu'un artifice renvoyant dos à dos altruisme et égoïsme pour reconnaître enfin que le bonheur de chacun est dans celui de tous...

- Quelle prétention que celle de ces croyants qui se disent faits à l'image de leur Dieu et prétendent ainsi être seuls détenteurs de la vérité, de la morale!...

     MORALITÉ:


- La moralité est faite pour les pauvres. Pour les mieux tenir. (Christine Arnothy)

     MORDRE:

- Est-ce faire preuve de folie que de mordre en retour le chien qui vous a mordu? De culot assurément!... 

     MORT:

- "A long terme, nous sommes tous morts." (Keynes)

-  Lorsque tout se termine, à quoi bon les remorts?...

     MOTS:

- Prenons garde aux mots, ils sont vivants!

- En dépit de tout ce qu'on peut vous raconter, les mots et les idées peuvent changer le monde. (Robin Williams)

- Aucun mot du dictionnaire n'est mauvais en soi, c'est son usage qui peut l'être et surtout ce que l'on prétend y mettre.

     MUSIQUE:

- Musique et poésie sont les vecteurs privilégiés des idées séditieuses qui, discrètement, s'immiscent entre les oreilles et font frémir le monde.

- Si la musique constitue un mode d'expression fondamentalement subjectif elle évolue généralement sur des harmonies mathématiques pour le moins objectives. 

     MYOPE:

C'est le privilège des myopes que de balayer les détails et d’avoir ainsi une vision globale des choses dès leurs bésicles ôtées.                

     MYSTICISME:

- Et si le mysticisme n'était finalement qu'une faiblesse de l'âme?...

     MYTHOLOGIE:

- La mythologie, ses adultères, ses incestes… Quel bordel !


     NAÏVETÉ:

- Fragilité des optimistes, démission des pessimistes.

La naïveté a ceci de perfide qu'elle rassure tout en fragilisant.

     NARCISSISME:

- Présenter Narcisse à un narcissique c'est relativiser son cas et lui donner à penser pour le restant de ses jours.


     NARCISSISME et PERVERSION:

- Quelle est donc cette folie qui s’empare des plus fortunés ? Est-ce la richesse qui leur fait perdre la tête ou, plus prosaïquement, leur soif inextinguible de gloire et de pouvoir ? Arrogants, hautains, méprisants, se croyant supérieurs, enviés et seuls à pouvoir mener à bien toute entreprise, estimant que tout leur est dû et exigeant qu’il en soit ainsi, les capitalistes cumulent clairement les troubles de la personnalité narcissique. Lorsque ce complexe de supériorité, ce défaut d'empathie cessent d’être simple attitude pour en venir à cette agression caractérisée que constituait le projet libéral de Mandeville visant à garder le peuple aussi ignorant que pauvre ou la "stratégie du choc" du néolibéralisme d'aujourd'hui, nous touchons alors indubitablement à la perversion.

- Ne pas faire cas de la souffrance que l'on inflige à l'autre relève du narcissisme pour qui en est inconscient, de la perversion pour qui en est indifférent.

     NATURE:

- Trouvons-nous belle la nature parce qu'un grand artiste nous l'aurait dessinée ou plus simplement, plus modestement parce que nous en sommes le produit?...

- Si l'homme vient à disparaître, c'est la nature qui s'en sera débarrassée.

     NAUFRAGE:

- Tout est énorme par les temps qui courent,
le naufrage d'un empire n'est pas celui d'une simple barcasse...

     NDDL:

- Où "Notre Dame Des Landes" et "Notre Drame Du Libéralisme" se confondent...

     NÉCESSITÉ: (voir hasard)

     NÉOCOLONIALISME:

- Cercle vicieux qui consiste à fournir les pays concernés en denrées subventionnées à ce point bon marché qu’elles tuent la production vivrière locale et draine la main d'œuvre vers l'exportation de matières premières qui permet d'acheter des denrées bon marché... et ainsi de suite.


- Le passage du colonialisme au néocolonialisme est comparable à celui de l'esclavage au servage: le maître fait l'économie de l'entretient de son esclave en lui accordant l'exploitation de ses terres et autres commodités contre redevances.

     NÉOLIBÉRALISME:

- Mutation majeure du libéralisme liée à la subordination de l’économie réelle et de la vie en général aux mécanismes du marché (Michel Foucault) au nom d’une prétendue liberté individuelle (Friedrich Hayek).

- Est-il besoin de mettre "néo" devant "libéralisme" pour dénoncer la dangerosité de cette idéologie qui est loin d'être nouvelle et a déjà deux guerres mondiales à son actif, sans compter les coups d'états et guerres incessantes partout dans le monde? Cette idéologie qui prône la guerre de tous contre tous est une idéologie de malades, et ce n'est pas qu'une image.

- Le rapport entre néolibéralisme et nazisme? Race dominante et classe aryenne.

     NEURONES:

- Deux neurones perdus dans une boîte crânienne ne sont pas nécessairement fous, ils se sentent un peu seuls, c'est tout...

     NOM:

- Quelle stratégie plus efficace pour dévoyer une idée que d'en changer le nom?
Exemples: homicide → bavure, viol → affaire de mœurs, licenciement → plan social etc... 
Voir: La langue des maîtres et sa fabrique

     NOUVEL AN:

- On peut le haïr ou s'en amuser mais, à bien y regarder, chaque aurore en annonce un... de Nouvel An. (cf Antonio Gramsci)

     NUANCES:

- Si faire valoir les nuances d'une thèse donne du poids à celle-ci, les faire prévaloir la dessert au contraire.

- Offrez à votre interlocuteur un panel de nuances à vos affirmations et vous lui donnerez les éléments pour construire sa propre idée.  

- Toutes les nuances de gris n'existeraient pas s'il n'y avait pas le noir et le blanc

     OBJECTIVITÉ:

- L'objectivité n'existe pas, seul l'honnêteté compte. 
   (Hubert Beuve-Méry, fondateur du Monde)

L’objectivité en politique c’est appréhender l’humanité avant d’y situer l’individu.

     OBJECTIVITÉ vs SUBJECTIVITÉ:


- L'objectivité n'est souvent autre qu'une part de subjectivité que l'on croit maîtriser.

- La démarche objective en appelle au sens, la subjective aux sens. Les deux sont compatibles et même complémentaires dès lors qu'elles se respectent.

Si nous nous penchons objectivement sur notre sort nous n'avons guère de raisons d'être optimistes, c'est la subjectivité qui nous fait supporter notre condition de mortels.

     OFFENSIVE LIBÉRALE:

- Si l'offensive libérale a été contenue en '45 suite à la défaite d'une branche de la classe dominante elle a repris de plus belle à l'issue des 30 glorieuses et ses objectifs s'inscrivent sur le long terme.

     OFFRE ET DEMANDE:

- De l'offre ou de la demande, c'est la demande qui doit prévaloir; quel intérêt y aurait-il en effet à offrir un steak à un végan?...

- Pour l’économiste le vendeur fait l’offre et l’acheteur la demande, or le vendeur n’est-il pas demandeur de commandes et l’acheteur le donneur d’ordres ?...  

     OPPRESSEUR:

- Ce n'est pas en chicanant sur les moyens de renverser l'oppresseur que l'on risque de l'emporter, c'est au contraire offrir à l'intéressé le flanc de nos divisions. 

     OPTIMISME:

- Pessimisme comme optimisme sont également constructifs s'ils ne s'encombrent pas de déterminisme.

Au pessimisme de la raison il faut opposer l'optimisme de l'imagination. 
Inspiré de la citation de Antonio Gramsci : "il faut opposer au pessimisme de la raison l'optimisme de la volonté".

     P.I.B. - Produit Intérieur Brut

- Le P.I.B. rend compte de ce qui est crée sans tenir compte de ce qui est détruit si bien qu'un pays occupé à se reconstruire suite à une catastrophe nationale se verra doté d'un PIB exceptionnel. 

     PAIX SOCIALE:

- La première condition de la paix sociale est que les pauvres aient le sentiment de leur impuissance. (1897, Maurice Barrès, maître à penser de la droite nationaliste française)

     PALESTINIENS: 

- Les palestiniens sont un Peuple, les sionistes une secte.

     PARESSE:

- Ne rien faire est évidemment inutile, mais tellement indispensable... (?)

     PARLER:

Nous n’imaginons pas les trésors de coordination que nous déployons pour parler, dommage que certains ne s’en servent que pour dire des banalités…

- Parler, comme écrire, c'est mettre de l'ordre dans ses idées et ainsi découvrir plein de choses. C'est aussi maîtriser le temps: dérouler une phrase tout en préparant la suivante que l'on extraira de plusieurs possibles selon l'idée de départ, l'émergence de nouvelles réflexions inspirées par ses propres mots et, surtout, l'apport du dialogue lorsqu'il y en a un. 

- Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément. (Boileau) Faut-il en conclure que les bègues n'ont pas les idées claires?...

     PARLER-VRAI:

- Le parler-vrai est une arme redoutable là où le discours n'est que simagrées..

     PAROLES:

- Les torrents de paroles ne déposent leurs fertiles limons que bien en aval,
là où l’onde a trouvé sa place et s’est enfin assagie.

     La PARTIE et le TOUT:

- Lorsque la partie supplante le tout, ce tout est cuit, la partie itou.

     PARTIS:

- Les partis occupent des créneaux, ils n'en créent pas; ils se construisent sur des idées venues d'ailleurs hormis peut-être en période de chaos où l'urgence exige parfois des solutions improvisées.

     PATRIOTISME :

- Le patriotisme est votre conviction que ce pays est supérieur à tous les autres, parce que vous y êtes né. (Bernard Shaw)
Selon J. C. Turner,  « l’appartenance à un groupe particulier en ce qui concerne ses fonctions d’identité sociale est reliée à une évaluation positive de ses attributs par comparaison aux autres groupes ». Il en va probablement de même dans le cadre d’une identité sociale élargie aux notions de patrie, d’ethnie, de culture etc…

- La Terre est ma patrie et l'Humanité, ma famille. (Jibril Khalil Gibran)

- Patriotismes et nationalismes ne sont que d'habiles stratagèmes permettant à certains de lever des armées au service de leurs privilèges.

- Sentiment d’appartenance issu d’un préférence identitaire subjective peu compatible avec l’idéal humaniste.

- Que nous le voulions ou non le patriotisme suppose une préférence et donc une hiérarchisation, aussi infime soit-elle. La préférence des siens n’induit pas nécessairement le rejet des autres (nationalisme) mais tout de même une certaine complaisance pour son propre groupe d'appartenance.

     PATRON :

- Un patron c'est quelqu'un qui sait s'entourer et déléguer, ce n'est sinon qu'un hyperactif qui souffre de son "handicap" et le fait payer cher à son entourage.

- Jusqu'à il y a peu le grand patronat avait besoin d'une classe à la fois besogneuse et consommatrice pour générer ses profits. Depuis, la robotisation a réduit fortement son besoin en travailleurs et la finance son besoin de consommateurs. C'est ainsi qu'il s'est créé un système virtuel qui lui assure rentes et jouissances matérielles sans le concours d'une main d'oeuvre qu'il se devait de ménager et qu'il peut désormais reléguer au rang des peuples les plus démunis de la planète.

     PAUVRE :

- Si le lit du pauvre est fécond ce n'est pas qu'il soit le théâtre d'une lubricité débridée, c'est qu'il représente souvent, là où la société est défaillant, la seule assurance vie et vieillesse de ses hôtes.

- Seul est digne de toi ce qui est bon pour tous. Seul mérite d'être produit ce qui ne privilégie ni n'abaisse personne. Nous pouvons être heureux avec moins d'opulence car dans une société sans privilèges il n'y a pas de pauvres. (André Gorz)

Quoi de plus confortable pour un capitaliste que d'être cautionné par un pauvre?

- Le produit le plus affiné du capitalisme est le pauvre de droite. (?)

     PAUVRETÉ:

- Le seul "plan pauvreté" efficient serait celui qui abolit TOUS les privilèges.

     PÉDAGOGIE:

Une pédagogie bien pensée propose, elle n’a que faire d’imposer.

     PÉRENNE:

- A briques pérennes mur pérenne, encore faut-il les bien placer...

     PERSPECTIVE:

- Mieux vaut savoir où on va et ne pas savoir comment
que savoir comment sans savoir où.
(dans le film Queimada de Gillo Pontecorvo)

     PERTINENCE:

- La pertinence d’un texte n’est pas forcément proportionnelle au nombre de ses mots. 

     PERVERS NARCISSIQUE:

- Bien des riches cherchent à faire croire aux pauvres qu'ils ne subissent que les aléas d'une fatalité incontournable. Cette stratégie est notoire chez les pervers-narcissiques qui se dédouanent ainsi de leurs turpitudes, convainquent leurs victimes qu'elles ne peuvent rien contre le destin et les neutralisent par la résignation.


- Quelle est donc cette folie qui s’empare des plus fortunés? Est-ce la richesse qui leur fait perdre la tête ou, plus prosaïquement, leur soif inextinguible de gloire et de pouvoir? Arrogants, hautains, méprisants, se croyant supérieurs, enviés et seuls à pouvoir mener à bien toute entreprise, estimant que tout leur est dû et exigeant qu’il en soit ainsi, les capitalistes cumulent clairement les troubles de la personnalité narcissique. Lorsque ce complexe de supériorité, ce défaut d'empathie cessent d’être simple attitude pour en venir à cette agression caractérisée que constituait le projet libéral de Mandeville visant à garder le peuple aussi ignorant que pauvre ou la "stratégie du choc" du néolibéralisme d'aujourd'hui, nous touchons alors indubitablement à la perversion. 

     PERVERSION:

- Ignorer la souffrance que l'on inflige à l'autre relève du narcissisme pour qui en est inconscient, de la perversion pour qui en est indifférent.

- Le pervers joue sur les affects de sa victime à qui il fait croire qu’elle ne subit que les aléas d’une fatalité incontournable.
J'ai froid, dit le pauvre. C'est la saison qui veut cela, dit le riche." (Jules Renard)

- Il ne faut pas grand-chose pour que le narcissisme bascule dans la perversion, il suffit que l’irrespect s’ajoute à l’absence de sollicitude envers l’autre. 

     PESSIMISME:  (voir optimisme)

     PEUPLE:

- Quel mépris pour le peuple que de prétendre qu'il a les gouvernants qu'il mérite, c'est faire bien peu de cas des fourberies déployés par les dirigeants pour parvenir à leurs fins!...

- Qui est le peuple? Ceux qui s'y reconnaissent, les autres s'imaginent au-dessus.

- Le peuple ne demande que le nécessaire, ce que les camés du superflu lui refusent.

     PHILOSOPHIE:

- Se moquer de la philosophie c'est vraiment philosopher. Blaise Pascal

- La philosophie n'a que faire des idées à la mode.

- Philosophie de bazar et politique de comptoir, les deux mamelles du Café du Commerce. Ces deux disciplines ont en effet la particularité de laisser croire aux flemmards qu'elles sont abordables sans un minimum d'initiation, sans la moindre curiosité pour ce qui a déjà été dit, sans quelque volonté de comprendre au-delà des préjugés. Ce n'est pas être élitiste que de dire cela, un peu de réflexion et quelques lectures sont à la portée de tout un chacun. 

Le philosophe se réfère à la raison, le philanthrope au cœur et le capitaliste à l'ego. 

La philosophie c’est la politique portée à son plus haut niveau.

     PHYSIQUE: (aspect)

- Même si tout nous porte à railler quelqu'un pour son comportement, gardons nous de nous moquer de son physique dont il n'est en rien responsable.

     PLÉONEXIE:  (désir de posséder plus que les autres)

- La pléonexie n'est pas une invention humaine mais le capitalisme en a fait une institution.

- Il est une maladie dont on parle peu et qui pourtant fait d'énormes ravages : la pléonexie. Ceux du haut de l'échelle sociale en sont tous gravement atteints.

     POLICE:

Une société qui en arrive à masquer ses représentants de l'ordre est bien malade, elle traduit ainsi l'inquiétante décote des valeurs qui la constituent.

     POLITESSE:

- Les formes de politesse relèvent de la convenance, non de la bienveillance. Il ne suffit pas de dire bonjour pour être poli, nombreux sont ceux qui le sont sans le dire, nombreux sont également ceux qui ne le sont pas tout en le disant. 

     POLITIQUE:

- L'objet principal de la politique est de créer l'amitié entre les membres de la cité. Aristote.

-  Le mot "politique" vient du grec politikos, de la cité.
La Cité étant un ensemble d'individus vivant en société, la politique consiste essentiellement à gérer le rapport individu/société, non pas via des vœux évasifs mais au moyen des règles explicites que sont les lois.  

- La politique attise opportunisme et ego comme le miel attire guêpes et gourmands. Cela fait-il du miel un coupable ?

- La politique ne se hissera jamais au niveau de l'idéal, mais elle fait probablement partie des meilleurs tentatives.

- Le meilleur moyen de justifier une politique n'est-il pas de prétendre qu’elle est réclamée par le peuple?

La politique gère ce marché étrange où ceux qui offrent et ceux qui demandent s’ingénient à inverser constamment les rôles... 

- Une démarche véritablement politique ne peut se concevoir uniquement au niveau des rouages institutionnels, elle ne traiterait en ce cas que la forme et non le fond.
- La politique sans philosophie c'est la politique politicienne, rien d'autre!

Certains associent l'origine de la politique à la pensée grecque, d'autres à l'"invention" du pouvoir, d'autres encore à l'apparition de notre espèce et pourtant, lorsque qu'un animal délimite son territoire au moyen de son odeur il fait de la politique... 

La politique c'est la gestion du rapport individu/société, quoi d'autres?...

La gestion de la société n'est pas à laisser aux mains de n'importe qui, elle demande un minimum d'expertise, mais il est indispensable de garantir au peuple la maitrise absolue des gestionnaires. 

- Le combat politique ne se mène pas entre les élus mais entre les idées. 

- La politique n’est pas que raison, elle est aussi instinct et intuition. 

     POLITOLOGUE:

- Ne pas être politologue patenté offre déjà une potentielle fiabilité...

     POPULISME:

- Le terme "populisme" fait partie de ce vocabulaire détourné par la droite pour assimiler la gauche aux aventures fascistes historiques... par ailleurs issues de son propre bord. 

     POSSIBLES:

- Le champ des possibles est immensément plus grand que celui des réalités, raison pour laquelle peut-être l'opposition peine à se rassembler...

     POUVOIR:    

- Le véritable pouvoir ne se prend pas, il se donne.

- Le pouvoir ne pose problème que lorsqu'il n'est pas maîtrisé dans le temps par ceux qui l'octroient. Cette maîtrise impose une transparence exemplaire et la possibilité de révocation immédiate en cas d'abus avéré. L'anarchiste est celui qui ne croit pas cette maîtrise possible.

- Distinguons pouvoir, au sens commun, et autorité: le premier s'impose, la seconde s'octroie.

- Moins le pouvoir est légitime, plus il gâte ses nervis: c'est pour lui une question de survie.

- Il n'est pas réaliste de tabler sur des gens "propres et honnêtes" pour diriger un pays. Si d'une part le pouvoir a la fâcheuse habitude d'attirer des gens peu recommandables sa pratique peut de plus pervertir bien des natures.

- Le pouvoir vient d'en haut, l'autorité d'en bas.

- La première des confusions est de croire que le pouvoir c'est l'État.

Les coulisses du pouvoir sont obscures et les opportunistes y sont légion...

     PRAGMATISME:

- Le pragmatisme pour la droite ne consiste pas à trouver des solutions raisonnables pour tous mais à reprendre les plus profitables pour les siens.

- J'ai la faiblesse de croire que l'humanité mérite mieux que le pragmatisme...

     PRAXIS :

- La praxis est ce genre de tapis où tous les intellectuels se prennent les pieds, non qu’il soit mal posé mais plutôt qu’il est peu visible aux intéressés.

     PRÉJUGÉ:

- Chaque mot est un préjugé. (Friedrich Nietzsche)

     PRÉSIDENT:

- Le grand capital apatride met à la tête des États des dirigeants à leurs bottes pour asservir les peuples et les révoque par voie électorale ou par la force selon son bon vouloir. Ainsi des "princes" tels le Shah d'Iran, Mobutu ou Ben Ali ont-ils été mis en selle par la classe dominante avant d'être révoqués sans grand ménagement.

     PRÊT:

- Dans tout prêt à intérêt le prêteur participe aux profits mais non aux pertes, à moins bien entendu qu'un accroc majeur empêche son débiteur de le rembourser. Si ce risque légitime la prise d'intérêt à petite échelle il n'est que peu justifié dans la grande finance où un portefeuille astucieusement géré finance tout et son contraire. Ainsi, et très schématiquement, la perte enregistrée dans une entreprise en difficulté est-elle compensée par le bénéfice que tire sa concurrente de la situation. C'est le mode opératoire des stratèges de l'Empire qui financent deux belligérants afin d'être certains d'être toujours, in fine, du côté du vainqueur.

     PRÉTENTION: 

- La prétention des riches en fait des cons de choix.

     PREUVE: 

- Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve.  (Euclide)

- La charge de la preuve revient à celui qui prétend quelque chose, non à celui qui en doute!

     PRINCIPE: 

- Principe de Peter: « dans une hiérarchie, tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence », avec pour corollaire que « avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d'en assumer la responsabilité. »

- Principe de Dilbert: « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : ceux de managers. » ( Scott Adams)

     PRINTEMPS ARABES:

- "... il fallait tout de même être naïfs pour croire que, dans des pays soumis depuis un demi-siècle à des dictatures qui avaient éliminé toute forme d'opposition libérale et pluraliste, la démocratie et la liberté allaient jaillir comme le génie de la lampe par la seule vertu d'un Internet auquel n'avait accès qu'une infime minorité de privilégiés de ces sociétés."
(Alain Chouet, ancien chef de la DGSE)

     PRIVATISATION: 

- Outre le fait que seules les administrations rentables soient concernées, privatiser c'est gagner en réactivité suite à la non observance des règles et principes balisant l'activité de la fonction publique. Cela revient donc à confier notre sécurité au marché.


     PRIVILÈGES: 

- " Ceux qui croient que la rénovation qui avait été nécessitée par tout le travail intellectuel du XVIIIe siècle eût pu se faire pacifiquement se trompent. On eût cherché à pactiser, on se fût arrêté à mille considérations personnelles, qui en temps de calme sont fort prisées ; on n'eût osé détruire franchement ni les privilèges, ni les ordres religieux, ni tant d'autres abus. La tempête s'en charge. "
(Ernest Renan - 1823-1892 - L'Avenir de la science, Pensées de 1848 - 1890)

     PROCTOCRATIE:

- Du grec ancien prôctos: anus et kratos: pouvoir, consiste en un système de gouvernement où le fondement constitue la base principale du pouvoir. (Claude Pétrovic)

     PRODUIT:

- Un nouveau produit se devrait d'être innovant et, tant qu'à faire, meilleur que ceux qui l'ont précédé; la production libérale se contente hélas trop souvent de ne chercher que la nouveauté qui devance la concurrence et la fragilité de l'obsolescence programmée.

     PROFIT:

- Pour les libéraux, l’être humain fonctionne au profit. Il est curieux que les spécialistes du "fonctionnement humain", psychologues, psychiatres et autres sociologues, ne prennent pas le profit comme étalon de référence?...

     PROFITEUR:

- Ceux qui se nourrissent de ta vie sont  généralement ceux qui te commande et non ceux qui te servent.

- Il y a autant de profiteurs chez les prolos que chez les bourges, la différence c'est que les seconds en font ouvertement carrière.

     PROGRÈS:

- Le progrès c'est entre autres réduire le poids du travail, non l'augmenter pour enrichir quelques-uns.

- Le progrès social serait-il inversement proportionnel au progrès technologique?

- Progrès technologiques et productivité n'ont jamais été aussi manifestes, à qui  profitent-ils?

     PROPAGANDE:

- La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures.
(Noam Chomsky)

- En toute propagande il y a des choses vraies,
sans quoi les choses fausses ne seraient pas crues.

- Il n'est rien de plus malhonnête que de dénoncer une propagande pour en promouvoir une autre.

- Ne pas se tenir informé de la propagande de son adversaire c'est se condamner à ne pouvoir y répondre.

- Ignorer la propagande d'en face c'est comme jouer aux échecs sans se soucier du mouvement des pièces adverses...

Ah si seulement les vertus généreusement étalées par la propagande étaient au pouvoir!...

     PROSTITUTION:

- Messieurs les libéraux, vous ne pouvez à la fois aduler le libéralisme sauvage et condamner la prostitution! Soyez assez honnêtes pour reconnaître qu'il suffirait d'éradiquer les inégalités du premier pour condamner la vénalité de la seconde.

     QUESTION:

- Il est des questions qui ne paraissent compliquées que parce qu'on se refuse d'y répondre...

     QUÊTE:   

- La quête du philosophe réside dans le chiffre du monde, de l'humaniste dans l'indice de bonheur, du capitaliste dans le taux de profit.

     RACE

- Porteur de diversité, ce mot a été rendu répulsif par une histoire encore récente. La seule chose que l’on puisse pourtant lui reprocher ne serait-il pas son appropriation par ceux qui cherchent à hiérarchiser cette diversité ?

     RACISME: (voir antisémitisme)

- Être raciste ce n'est pas percevoir quelques différences ethniques ou culturelles que ce soit mais hiérarchiser ces différences.*
Qu'il y ait des races ou pas on s'en contrefiche du moment que l'on ne prétend pas que tel groupe est supérieur à l'autre. Qu'avons-nous à toujours vouloir traiter notre espèce différemment que toutes les autres? Quelle prétention! Ne différencions nous pas sans problème le chat birman du persan? 

* Il en va de même pour l'élitisme. Toute hiérarchie non issue de la compétence réelle dans un domaine déterminé est une forme de racisme. (voir Bourdieu)

- Dans un cent-dix mètres haies disputé par un tutsi et un pygmée, prédire que c'est  le premier qui gagnera la course n'est pas  faire preuve de racisme mais plutôt d'un manque de malice: qui donc empêchera le second de passer plus rapidement... sous les obstacles?

- Les nantis considèrent souvent, à l'instar des aristocrates, que leurs privilèges résultent de leur nature, de leurs gènes. Racisme de peau ou de classe se nourrissent de la même vanité.

- La question du racisme n’est pas un problème scientifique. L’égale dignité de tous les êtres humains, quelle que soit leur diversité, leur ethnie, est une conviction profonde de nature philosophique…. Il n’existe pas de définition scientifique de la dignité. (L’avenir n’est pas écrit. Albert Jacquard et Axel Kahn  Bayard Pocket 11719 - 2001)

- Faire de la race une question taboue c'est prêter le flanc aux théoriciens du racisme façon 3ème Reich. On ne contre pas une aberration par une autre aberration. Que nous soyons tous différents, jusqu'au fond de nos gènes, est une chance et non une élucubration dévoyée par quelques malades.

     RADICALISATION:

- Toute radicalisation, religieuse ou autre, vient d'un mal être et d'une croyance en une solution qui exige allégeance.

     RAISON:

- La meilleure façon d'éteindre la raison reste toujours d’allumer les passions.

- "Une utopie est une réalité en puissance" disait Édouard Herriot.
Sans projection dans l'avenir la raison ne peut strictement rien sinon nous rabâcher le passé.

- Sinon pour les pervers, la politique en général est la recherche d'une société meilleure et du bonheur. Ce bonheur peut-il être atteint en côtoyant la misère? C'est la raison qui répondra à cette question et non la morale qui se contentera de donner bonne conscience.

Nous ne serions mus que par la raison que bien des problèmes nous seraient épargnés, mais alors nous ne serions pas humains...

     RÂLER:

- Mieux vaut râler pour changer la vie que pour la conclure. 
Longue vie camarade!

     RATIONNEL - IRRATIONNEL

- La raison voudrait que nous restions à l'écoute de l'irrationnel sans en faire système. 

     RÉALISME:

- Le réalisme est l'excuse des faibles, de ceux qui n'osent revenir sur leurs renonciations.

- le réalisme dont se targuent les réformistes n'est que collaboration avec le capital. 

     RECHERCHE: 

- La recherche c'est un peu une grande compétition,... sinon qu'en fin de partie tout le monde est gagnant.

     RÉFLÉCHIR:

- "Réfléchissez un peu" est souvent le conseil de ceux qui réfléchissent bien peu...

     RÉFLEXION:

- Chez le bavard, le temps passé à la formulation est autant de pris sur la réflexion.

- Lorsque la réflexion se résume à quelques états d’âme, le dialogue se résume à confronter des certitudes indiscutables.

     RÉFORME:

- Une réforme est un changement apporté à une institution afin d'en améliorer le fonctionnement. Être réformiste aujourd'hui consiste donc à travailler au renforcement du système en place, en l'occurrence le capitalisme.

- Réformer le système c'est l'améliorer, donc le renforcer; c'est si difficile à comprendre ???

- La différence entre "réforme" et "révolution" c'est qu'avec la seconde, et seulement avec elle, tous les accords et contrats odieux seront dénoncés.

     RÉFORMISME:

- La gauche c'est le rejet des privilèges, le réformisme n'est qu'un moyen de s'en accommoder.

- Chercher à réformer le capitalisme pour réaliser le socialisme
c'est comme vouloir transformer une machine à vapeur en moteur à essence.

Le réformisme n’a jamais été qu’un moyen de s’accommoder de l’existant…

- Le réformisme cherche non pas à renverser le libéralisme mais à le rendre plus supportable, ce qui revient à le renforcer. La gauche pragmatique n'existe pas, ce n'est qu'une survivance des patrons paternalistes du XIXème siècle qui "choyaient" leurs ouvriers pour mieux les exploiter.

- Un système démocratique se devrait d’être réformable « de l’intérieur ». Il se trouve hélas que si un groupe restreint y installe son pouvoir, ce dernier devient immanquablement abusif et la réforme impossible. Ne reste plus alors au peuple que la remise en cause du système qui a permis cette évolution, c'est à dire la révolution.

- Le réformisme est aux antipodes de la révolution, il ne fait que "huiler" le système en place.

- Un système reposant sur une échelle sociale dont les barreaux supérieurs sont systématiquement squattés par des malades n'est pas réformable. Une réforme est un changement apporté à une institution afin d'en améliorer le fonctionnement, le réformisme ne fait donc que renforcer le système.

- Si le réformisme est contreproductif il est néanmoins souvent sincère, n’oublions pas que c'est dans ses rangs que se trouve l'appoint de bras qui fera basculer l'histoire.


     REGARD:

- Ne vous méprenez pas sur ce regard trop bienveillant qui semble s'ouvrir à votre âme, c'est souvent à vos failles qu'il s'intéresse. 

     RELATIVISER:

- Tout relativiser c'est ne juger de rien, ce ne peut être au mieux que la première partie d'une prise de conscience, celle où les différents aspects d'un problème sont relevés. Reste ensuite à trier ceux-ci et à les évaluer afin d'élaborer une analyse cohérente.

     RELATIVITÉ: 

- Tout serait-il relatif?
Au fond, quelle importance?!
Si la théorie quantique est exacte, celle de la relativité serait fausse, et inversement...
Mais toutes deux ont porté leurs fruits!
6 peut donc être aussi fécond que 9, et inversement...

- Du haut de la colline un paysage s’offre à nous. Mon ami maçon n’y voit que le village, moi qui suis pécheur je n’y vois que le fleuve…

- La relativité des choses nous échappe dans deux situations opposées, lorsque nous  n'y connaissons rien ou lorsque nous y avons trop travaillé.

     RELIGION:

- Paranormal institutionnalisé.

- Quand donc l'homme cessera-t-il de croire au reflet de sa propre bêtise?...

- La religion existe depuis que le premier hypocrite a rencontré le premier imbécile. (François-Marie Arouet, dit Voltaire - 1694-1778)

- La religion est un catalyseur, "un élément qui provoque une réaction par sa seule présence ou par son intervention" *. Ce n'est donc en rien une démarche anodine comparable à un outil inoffensif dont l'usage pourrait être détourné, c'est une arme cultu(r)elle affûtée à la prétention de ceux qui s'y reconnaissent, tout aussi "charitables" qu'ils paraissent.
* Définition de catalyseur par le Petit Larousse.

- La religion a été le passage obligé de l'intuition à la raison, le problème c'est ceux qui s'y attardent...


     RENTE:

- Le travail permet de gagner sa vie, la rente de la voler.

     RÉPONSE:

- La toute première qualité d'une réponse réside dans la bonne compréhension de la question.

     RÉPUBLIQUE:

- Jamais dans une monarchie l'opulence d'un particulier ne peut le mettre au-dessus du prince ; mais dans une république elle peut aisément le mettre au-dessus des lois. (Jean-Jacques ROUSSEAU, Lettre à M. d'Alembert)

- La liberté dans l'égalité, l'égalité dans la liberté et la fraternité s'ensuit tout naturellement.

     RÉSISTANCE:

- Quand l'injustice devient la loi, la résistance revient de droit.

     RESPECT:

- Un adversaire ça se respecte durant tout le combat, un ennemi que lorsqu'il est battu.


     RESPONSABLE:

- L’« homme responsable » acquiert ce statut en servant le véritable pouvoir, réalité qu’il découvrira bien vite si d’aventure il tente de suivre un chemin indépendant. (Noam Chomsky)

- Lorsqu'il n'est plus possible de nier sa responsabilité quant à la genèse d'une horreur il est bien facile d'en désavouer les effets en prétendant que tel n'était pas l'objectif.

- Le responsable d'un drame est celui qui crée les conditions de ce drame,
   rarement celui qui le subit.

- A chacun de prendre ses responsabilités rabâche la grande bourgeoisie alors qu'elle ne cesse d'aliéner le peuple. Quel meilleur moyen de dominer l'autre que de lui faire douter de soi?

- On n'est responsable que de ce que l'on maîtrise, le peuple ne maîtrise en rien la propagande dont il est la cible, et donc ses résultats.

     RESSAC:


- Puissants, ne vous enivrez pas trop d'avoir résisté jusqu'à ce jour aux vagues de la colère, le ressac de la rancœur peut vous être plus cruel encore.

     RETRAITE:


- Pour certains la retraite serait un droit acquis par le travail. Pourquoi tout ramener au travail ? Qu'il ait travaillé ou pas tout être humain a droit à la dignité, donc à un revenu décent.

     RÉUSSITE:

- Les forces réactionnaires et ceux qui protègent leur position dominante sont bien trop puissants pour être bousculés par des idées. Seule la réussite permet de les vaincre. (Dr Dominique Dupagne

- Si le rêve ne rend pas les jambes à l'estropié, il lui permet néanmoins, de temps en temps, de marcher.

     RÊVE:

- Si le rêve ne rend pas les jambes à l'estropié, il lui permet néanmoins, de temps en temps, de marcher.

- La meilleure façon de réaliser ses rêves est de se réveiller. (Paul Valery)


     REVENU UNIVERSEL:

- Nous n'avons pas à demander un minimum, nous avons à exiger un dû!

     RÉVISIONNISME:

- “Il est temps de faire de toutes petites choses multipliées par des milliards de toutes petites.” ( Jacques Gamblin au Parlement des écrivains. ) 
Il est temps surtout d'initier de grandes choses qui engendreront des milliards de toutes petites! La démarche inverse n'est que révisionnisme et complaisance pour le système en place.

     RÉVOLUTION:

-  Une situation révolutionnaire éclate lorsque ceux d’en haut ne peuvent plus, ceux d’en bas ne veulent plus, et ceux du milieu basculent avec ceux d’en bas. (Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine)

- A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes. (John Fitzgerald Kennedy) D'où la technique désormais consacrée de l'Empire qui consiste à appuyer dans certains pays des mouvements a priori pacifistes dont les revendications sont inacceptables pour le pouvoir en place.

- N'oublions jamais que toutes les revendications sociales, toutes les révolutions légitimes sont observées de près par des prédateurs opportunistes.

- Les révolutions se font sur des idées, non sur de simples états d'âme auquel cas ce ne sont que des rébellions sans lendemain.

- Il n'y a actuellement en Occident aucune révolution, il n'y a que des états d'âme et beaucoup de récupération.

- "Si les gens comprenaient comment fonctionne le système bancaire, il y aurait une révolution avant demain matin!" (Henry Ford)

- Selon le dictionnaire Larousse, une révolution est un changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d'un État. N'en déplaise aux privilégiés qui la craignent il y a des coups d'états pacifiques qui utilisent la force et non la violence. Maintenant il est évident que la classe dominante se laisse rarement déculotter sans réagir...

- Les principaux ennemis de la révolution sont le conformisme d'une large part de la population (ça a toujours été ainsi), son fatalisme (à quoi bon!) et peut-être surtout la forte personnalité de ceux qui n'entendent pas se soumettre et peinent ainsi à coordonner leurs efforts.

- Le passage de l'évolution à la révolution est comparable à celui d'un liquide à l'état gazeux: la température monte progressivement jusqu'à parvenir à un niveau critique où, soudain, le liquide change de nature et s'évapore.


Selon le matérialisme dialectique les révolutions ne sont pas des accidents mais des changements continus qui, en s’accumulant, finissent par produire des changements brusques. L'histoire avance par bonds entre lesquels une certaine stabilité règne...

- On ne mène pas une révolution dans une cabine téléphonique, d'autant que ce mobilier urbain se fait rare...

- Le jour où ça partira en sucette les textes n'auront plus grande importance. Accompagner une révolution c'est justement assumer ce moment où tout devient possible, même le pire.

Intelligence, enthousiasme et organisation, trois conditions pour gagner la révolution.

     RÉVOLUTION INDUSTRIELLE:

- A écouter les capitalistes, ils auraient inventé la roue et le feu... La révolution industrielle n'est même pas de leur fait, il ne s'agit que d'un concomitance arrivant à point pour passer du servage au salariat.

     RICAINS:

- "Si les ricains n'étaient pas là, vous seriez tous en Germanie" chantait Michel Sardou. Les ricains, lesquels?... Les boys de la plage ou Morgan & Chase, Standard Oil, Ford, GM OPel, IBM, ITT etc... qui ont fait d'Adolf Hitler un fürher?...

     RICHE: (le)

- Le riche est en général réticent au droit social, y détectant un danger pour ses privilèges. Il est ainsi asocial mais entend néanmoins modeler la société à son image.

- L'homme riche, c'est celui qui ne mange pas seul à table (proverbe africain)

Aussi incroyable que celui puisse paraitre pour certains, les riches ne font pas de la politique pour devenir moins riches…

     RICHESSE:

- La richesse d'un peuple ce n'est pas le décompte de ses avoirs, c'est son aptitude à en créer.

- Les richesses ne sont créées QUE par le travail, la finance n'étant qu'un outil permettant cette création et peut être publique ou privée. Dans le premier cas, et dans la mesure où la démocratie est efficiente, le financement est en quelque sorte participatif, dans le second il est le fait du prince obéissant à une loi du marché faussement équitable vu que le prince y est roi.

- Savoir se contenter de ce que l'on a c'est être riche (Lao Tseu)
C'est ainsi que les riches se sont "contentés" de ce que nous n'avons pas !

- Une véritable répartition des richesse ne se contente pas de traiter les effets du système (réformisme) mais s'applique à neutraliser les causes des inégalités que génère ce système. Ces causes sont claires dans le cadre du libéralisme, elles proviennent du racket de toute l'activité humaine par la classe dominante.

- La richesse d'un pays c'est le savoir faire de ses habitants et la balance de son commerce extérieur, deux domaines que les investisseurs ont investi sans plus de légitimité que l'idéologie libérale.

     RIRE:

- Le rire est à la vie ce que le râle est à la mort...

     ROBOT:

- Le robot est cet assemblage d’automatismes et de raison qui fait, et fera longtemps encore, l’impasse sur la dimension subjective de la vie.

     ROI:

- Le roi des fous est souvent le plus atteint, celui des salauds le plus pervers...

     ROMANTISME:

- Nombreux sont ceux qui confondent romantisme et kitsch, le premier célèbre la sensibilité, le second sa caricature.

     RUISSELLEMENT:  (Théorie du...)

A moins d'imaginer une main invisible arrosant nos sociétés de richesses, la théorie du ruissellement n'est qu'un métaphore morte et incomplète. Elle s'oppose à celle du cycle de l'eau où, avant de ruisseler, l'eau vient de quelque part: de l'évaporation... ou de la sueur des hommes.

     SAGE:

- Le sage n'est pas celui qui met de l'eau dans son vin, celui-là n'est qu'un misérable sauvage! ^^

     SAGESSE:

- " C'est la sagesse populaire qui a élu Hitler en '33 " disait Pierre Desproges.
Outre le fait que cette affirmation soit fausse (voir ici), ce n'est en général pas la sagesse populaire qui pose problème mais la propagande qui la manipule.

- Serait-ce faire preuve de sagesse que d'offrir des baskets à tous, même aux culs-de-jatte?...

     SALARIAGE:

- Esclavage, servage, salariage, voila au fil des âges l'évolution de la domination de l'homme par l'homme. A quand l'ère du partage?... 

     SALARIÉ:

- Un salarié n'est jamais qu'un esclave payé pour s’enchaîner lui-même...

- Celui qui "apporte" son travail s'appelait jadis travailleur,
dorénavant il s'appelle salarié, celui qui "reçoit" un salaire.

     SAVANTS: 

Si même les "savants" se chamaillent entre eux, quelle gêne y aurait-il à avoir raison contre l'un d'eux?...

     SAVOIR:

- A bien y regarder, le savoir n'est pas toujours entre les mains de qui l'on croit, il est même rarement dans celles de ceux qui prétendent le détenir...

     SCULPTURE:

- Je me demande parfois, à voir nos artistes contemporains sculpter des corps amputés, s'ils savent qu'à l'origine les statues antiques avaient des bras...

     SÉCESSION:

- Les velléités de sécession des régions riches n'ont jamais eu pour objectif que de mettre fin à la contribution de ces dernières au développement des régions pauvres. Ces aspirations relèvent de la réaction, de l'égoïsme et n'ont aucun point commun avec une gauche qui se respecte.

     SÉCURITÉ:

Les partisans des lois sécuritaires font volontiers appel à l'insécurité pour étouffer les libertés qu'ils estiment dangereuses, ainsi créent-ils des problèmes pour susciter la réaction du peuple qui deviendra lui-même demandeur de solutions déjà programmées. Ce procédé a pour eux l'avantage de shunter l'analyse rationnelle de l'individu au profit de réactions émotionnelles inhibant son sens critique et ouvrant l'accès à son inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, des comportements etc...

     SÉLECTION NATURELLE: 

- Je fais tout de même davantage confiance à la sélection naturelle qui nous a façonné durant des millénaires qu'à la sélection artificielle issue de quelqu'idéologie à la mode...

     SÉMANTIQUE:

- Le détournement sémantique est un domaine que les libéraux maîtrisent fort bien, il n'est qu'à voir la liberté dont ils se prévalent et qui ne correspond en fait qu'à l'asservissement de 99% de la population.

     SÉMITE:

- Je n'ai absolument rien contre les sémites, qu'ils soient juifs ou palestiniens, force m'est toutefois de constater la cruauté dont font preuve les premiers à l'encontre des seconds.

     SERVICE PUBLIC:

 - Un service public ne s'évalue pas au niveau de ce qu'il rapporte en dividendes aux actionnaires mais à celui de ce qu'il apporte de concret A TOUS.

- "Commencez par baisser le financement. Il ne fonctionnera plus. Les gens s'énerveront. Il voudront autre chose. C'est la technique de base pour privatiser un service public." Noam Chomsky

     SEUL:

- Quelle que soit la qualité de son environnement affectif et médical,
l'individu reste seul devant la maladie, face à la mort.

     SEXE:

- Certains confèrent à l’écrin
Moins de valeur qu'à ce qu’il contient.
Que serait pourtant le sexe
Sans l'érotique écrin... du cortex?

     SEXISME:

- Comme pour le racisme, le sexisme ne consiste pas à voir des différences mais à hiérarchiser ces dernières. Les choix d'orientation sont fonction de ces différences quoi que disent ceux qui ne les assument pas.

     SHOAH:

- Comment se fait-il qu'au nom de la Shoah, un "peuple" fasse tout... pour la revivre?

Tous les actes de guerre touchant à l'identité d'une culture sont traumatisants bien au-delà des générations directement concernées, la Shoah ne fait pas exception mais le sionisme a toujours cherché à se poser en victime particulière.  

     SIMPLISME:

- Si le simplisme était la solution, il y a longtemps que nous serions tirés d'affaire.

     SIONISME:

- Quand donc le sionisme sera-t-il considéré à l'égal de ses pairs historiques qui ont hissé au sommet de leurs valeurs la suprématie sans partage d'une communauté cultuelle, culturelle et prétendument ethnique?

- La tragédie du sionisme est d'être à la fois un crime et un suicide.

- Le gros problème que pose l'exode sioniste c'est qu'il ne charrie plus que  des "pèlerins" de droite et d'extrême droite, ce qui compromet gravement les équilibres démocratiques du pays. 

     SLOGAN:

- Le slogan "ni gauche ni droite" n'a jamais été porté que par la droite qui dénonce ainsi le clivage dominés/dominants. Retirez ce concept du débat politique et les privilégiés seront illico délivrés de toute récusation.

     SOCIALISME:

- Loin de l'idéal socialiste appelant à l'abolition des privilèges, le socialisme partitaire n'a jamais cherché qu'à rendre le capitalisme plus supportable, donc plus fort. Ce socialisme n'est donc la gauche que de la droite et non du paysage politique dans son ensemble.

- Tout comme le libéralisme triche sur le mot "liberté", le socialisme triche sur celui de "social".

- Le Parti Socialiste n'a jamais été que la gauche de la droite, le thermomètre du grand patronat, la soupape du libéralisme.

- Le socialisme, la bonne conscience des soumis...

     SOCIÉTÉ:

- Ce n’est pas sur la rivalité, sur la défiance que l’on construit une société, c’est sur la coopération et la confiance. Plutôt qu’une société ce n'est sinon qu’une horde où chaque individu cherche à profiter de l’autre.

- Une société équilibrée se doit de prendre en compte tant l’aspect individuel que collectif des êtres qui la composent. (Contradiction capital/individualité

- Le capitalisme, érigé sur la loi de la jungle, est l'ultime construction subjective de nos sociétés ; lui succédera un monde raisonné dont de nombreux brouillons ont déjà été écris mais qui peinent à émerger face à la violence du modèle condamné.

- Certains travailleurs ne semblent pas réaliser que l'heure n'est pas aux seules revendications corporatistes mais, essentiellement, à la défense d'un choix de société condamné si rien n'est fait.

     SOCIOLOGIE:

- La sociologie est un sport de combat. (Pierre Bourdieu)

     SOCIOLOGUE:

- Qu'est-ce qu'un sociologue de droite sinon un DRH de l'ordre établi?

     SOLUTION:

- La gauche ne prétend pas avoir toutes les solutions, la droite si mais elle ne les a pas davantage, elle a au contraire fait preuve au travers de ses guerres et de ses injustices de son incompétence.

     SONDAGE:

- Un sondage est un outil permettant de mesurer l'impact de la propagande et non un moyen permettant de savoir ce que pense le commun.

     SOT:

- Avant de traiter les autres de sots, mieux vaut s'assurer être exclu du lot.

     SOUMISSION:

- Le conformisme se soumet à la forme imposée par les médias et la culture bourgeoise. Il est dès lors un peu facile de dénoncer la soumission du peuple alors qu'elle résulte d'une action délibérée de ses dirigeants. Il n'y a pas de soumis par nature, il n'y a de soumis que par résignation. 

     SOURIRE:

- Il y a des sourires bienveillants, il y en a d'autres arrogants; ceux-là sont le signe du mépris, de la fatuité et ce n'est pas verser dans le délit de sale gueule que de les pointer.


     SOUVERAINISME:

Ce n’est QUE dans le cadre d’un État pleinement démocrate et souverain que le peuple peut imposer une répartition équitable des richesses, dans un premier temps intra muros et ensuite à l’international dès qu’il aura prouvé la pertinence de ses choix.

     SPÉCIALISATION:

- L'homme est le spécialiste de la non-spécialisation. (Konrad Lorenz)

- Privé de spécialisation innée, l'homme n'a de cesse de s'en inventer...

     SPÉCIALISTE:

- Nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société. (Albert Einstein: Pourquoi le socialisme ?   Ecrit en 1949 pour la Monthly Review (USA). 

     SPECTACLE: (société du):

- « La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s'annonce comme une immense accumulation de marchandises. » (1ère phrase du Capital de Karl Marx)

- « Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. » (1ère phrase de La Société du Spectacle de Guy Debord)

     SPIRITUEL:

- Il ne faudrait pas confondre le spirituel avec le divin, l'esprit ne se limite pas aux bondieuseries, Dieu merci!

     SPONSORING:

- Le sponsoring n'est jamais qu'une démarche de marketing économique ou politique.

     SPONTANÉITÉ:

- La spontanéité est ce supplément d'âme que l'artisan met dans son œuvre et qui en fait un artiste mais nous sortons là de la démarche rationnelle pour entrer dans celle de la création.

     SPORT:

- Le sport d'aujourd'hui met en jeu toutes ces "belles valeurs" du capitalisme que sont l'agressivité, l'orgueil déguisé en ambition, la rivalité grimée en concurrence, l'égotisme dit dépassement de soi, l'émulation nationaliste et j'en passe...

     STATISTIQUES:

- Les statistiques économiques dans le jeu de la finance ne sont que les points accordés par un jury complice des principaux investisseurs.

     SUBJECTIF:

- Chercher à objectiver le subjectif est le meilleur moyen de passer à côté...

     SUBJECTIVITÉ: (voir objectivité)

- Retirez la subjectivité de quelque discipline que ce soit et il ne reste de cette dernière qu'une liste de choses sans consistance.

     SUFFRAGE UNIVERSEL:

Je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira. (Alexis de Tocqueville)

- L'ennemi du pouvoir personnel n'est pas le suffrage universel mais l'information du suffrage universel. (Jean François Revel)

     SURRÉALISME

- Certains qualifient de surréaliste toute rhétorique faisant appel à des idées qu'ils jugent obsolètes, assimilant gaillardement celles-ci à des phénomènes de mode. Le surréalisme évoquant l'étrangeté, ne convient-il pas davantage pour désigner celui qui, par étrange, dédaigne son passé que celui qui en tire des leçons?...

     SUSCEPTIBILITÉ:

- A susceptibilité hypertrophiée compréhension atrophiée.

     SYNDICALISME:

Les syndicats ne sont pas apolitiques, ils sont politiquement vendus... au patronat bien entendu.

- Le syndicalisme apolitique n'est que gesticulations corporatistes.

- Le syndicalisme c'est la défense des droits des travailleurs dans la société en général et non dans une société particulière, entreprise ou secteur. Cette vocation globale ne peut se passer de la dimension politique sous peine de se réduire à quelques bricolages corporatistes.

- Il serait temps d'en finir avec la charte d'Amiens qui sépare syndicalisme et politique sans la moindre raison défendable. Les luttes syndicales SONT politiques, elles ne sont sinon que catégorielles et ne mènent qu'à la division des forces du travail.

Les syndicats "manquent à leur but général, car ils se limitent à une guérilla contre les effets immédiats du système actuel, au lieu de travailler à son renversement, au lieu d’employer à son émancipation définitive, c’est-à-dire à la suppression du salariat, la force organisée de la classe ouvrière". (Karl Marx)

     SYSTÈME:

- Le système est géré par une classe dominante comparable à un marigot de sauriens dont l'idéologie se résume à la concurrence libre et non faussée.

- Il faut cesser de croire, ou de faire croire, que nous ne sommes victimes que d’un système et non de la classe qui a conçu celui-ci, l’a perfectionné et en abuse sciemment.

- Un système n’a pas de volonté, il obéit à celle de ceux qui l’on conçu. Si le capitalisme est critiquable c’est la volonté de ceux qui l'on créé et en jouissent qui est à dénoncer.


     TECHNOLOGIE:

- Ce n'est pas parce que le consumérisme se nourrit des avancées technologiques qu'il faille discréditer ces dernières, même si elles sont parfois appliquée en dépit du bon sens... mais jamais en dépit du profit.

     TEMPS DE TRAVAIL:

- Ôtons de notre temps de labeur celui imparti à la surveillance de nos congénères et nous ramènerons la journée de travail à bien peu.

     TERRE:

- A ceux qui se disent propriétaires de la terre de leurs lointains aïeux,
qu'ils ne s'étonnent pas qu'ailleurs ils ne soient pas chez eux.

     TERRORISME:

- Le terrorisme n'est pas le fruit d'une génération spontanée mais celui d'une stratégie délibérée fomentée par les puissants.

      THÈSE:

- Pour se permettre de qualifier une thèse de "ridicule" il serait convenant de proposer une antithèse qui le soit moins, sinon bien entendu de se contrefoutre de la synthèse...

     TOLÉRANCE: (→intolérance)

- La tolérance non partagée ne mène qu'à la soumission.

     TRADITION: 

- Part figée de la culture issue d'un ego collectif parfois en mal de repères.

- Le rôle d’une tradition est d’ancrer une culture dans l’espace et dans le temps, il n’est pas de tendre à l’international et encore moins à l’universel.

     TRAHISON:

- Lorsque la stratégie prévaut sur les idées,
le concept de trahison n'a plus guère de sens..

     TRAVAIL:

- Le travail n'est (...) pas l'unique source des valeurs d'usage (...), de la richesse matérielle, il en est le père et la terre, la mère. (Karl Marx, Le Capital, Livre 1 tome 1)

- A celui qui vous dit qu'il s'est enrichi par le travail, demandez-lui... de qui. (?)

- Ne plus travailler du tout mais *jouer* un rôle dans la société, voila qui serait une solution autrement productive.

- Le plus grand étonnement de ma vie fut de découvrir que l'homme qui s'enrichit n'est pas l'homme qui travaille. (Andrew Carnegie)

- Que la machine libère l'humain des tâches ingrates n'est pas un problème, que du contraire; c'est la récupération de cette libération par le libéralisme et sa recherche obsessionnelle du profit qui annihile tous les bénéfices de cette mutation.

     TRICHEUR:

- Ce n'est pas en respectant les règles d'un tricheur que l'on risque de gagner la partie.

     TROLL:

- Le troll est un individu qui cherche à attirer l'attention et à provoquer la polémique sans la moindre conviction personnelle sinon celle qu'il est génial. Il n'apportera rien de ce que l'on peut espérer d'un échange puisque justement son objectif n'est pas l'échange.

     TYRANS:

- Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. (Pierre Victurnien Vergniaud)

- Ce n’est pas le tyran que le peuple accuse du mal qu’il souffre, mais bien ceux qui le gouvernent. (Discours de la servitude volontaire. Étienne de la Boétie)

- Le tyran tyrannise grâce à une cascade de tyranneaux, tyrannisés sans doute, mais tyrannisant à leur tour. (Marcel Conche)

     UBUNTU:

- "Je suis parce que nous sommes" (culture Xhosa)

     UNIQUE:

- Chacun est unique non seulement par son vécu mais aussi par son capital génétique. Il n'y a strictement rien de réactionnaire à accepter cela contrairement à s'imaginer la page blanche du nouveau-né qui n'est autre qu'une résurgence judéo-chrétienne.

     UNIVERS: (voir lucidité)

- Je ne suis pas au centre de l'univers mais au centre de MON univers.

     UNIVERSITÉ:

- «L’université développe tous les dons de l’homme, entre autres la bêtise»
(Anton Tchekhov)

     UTOPIE:  (voir raison)

- L'utopie d'aujourd'hui est la réalité de demain (Victor Hugo)

- Certains prétendent que le projet de la gauche, la vraie, est utopique, comme si la réalité de la droite était viable...

- La droite reproche à la gauche son utopisme mais quelle est l’approche politique la plus pragmatique: je travaille pour moi, donc pour la société ou je travaille pour la société, donc pour moi ?...

     VANDALISME: 

- La dégradation des biens culturels est-elle le résultat de la bêtise ou d'une fracture sociale? Les deux probablement mais seule la fracture est réductible...


     VANITÉ: 

- Se servir de la nature est nécessité, l'asservir n'est que vanité. 

     VÉRITÉ:

- Vérité et réalité sont deux notions de nature différente, la première n'étant qu'une interprétation de la seconde. Ainsi ne peut-on dire qu'une chose est vraie parce qu'elle est réelle puisque nous ne savons de cette réalité que ce que nous en percevons selon nos sens, notre science.

- Quel est le plus important, de la vérité ultime, inaccessible, ou du chemin qui "risque" d'y conduire?... Selon certains, si la théorie de la relativité est exacte, la mécanique quantique serait fausse, et inversement. Qu'importe finalement puisque les deux nous ont donné d'inestimables connaissances.

- Imposer la vérité du pouvoir en place par voie pénale revient à homologuer la dictature.

- Considérer que la vérité puisse être blessante, c'est déjà capituler.

- On ne trouve le mot "vérité" que dans la bouche de ceux qui prétendent la détenir.

- Entre la vérité objective et la vraisemblance subjective, c'est souvent la seconde qui fini par persuader. (C’est, en effet, la vraisemblance et non la vérité qui peut persuader. Platon)

     VERTU: (voir morale, raison)

- La vertu dissociée de la morale génère la charité et non des lois, ce n'est pas avec ça que l'on construit une société!

- Concevoir l'intérêt général au-dessus de celui de l'individuel relève de la morale, appliquer spontanément ce principe relève de la vertu.

- La sagesse, le courage, la tempérance relèvent de la vertu, non de la morale.

- La vertu est innée, la morale acquise. 

     VIE:

- Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai. (Boris Vian)

- Ne prenez pas la vie trop au sérieux, 
de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant.
(Bernard Le Bouyer de Fontenelle)

- La vie est un échange perpétuel, n'attendre rien de personne c'est n'avoir rien à donner.

- On n'a qu'une vie, autant ne pas en avoir honte...

     VIEUX: 

Un homme n'est vieux que lorsque ses regrets prennent la place de ses rêves. (John Barrymore)

     VIOL:

- Pour certains la personne violée est responsable de l'agression dont elle est victime. Cette perception des choses nous est pour la plupart insupportable, pourquoi serait-elle alors admise lorsque la classe dominante viole les peuples?...

     VIOLENCE:

- L'ignorance mène à la peur, la peur à la haine, la haine à la violence *
   Ceci dit, la connaissance peut faire peur elle aussi et mener à la violence
   sans pour autant passer par la haine, surtout chez ceux qui croient savoir...
* De Ibn Rochd, dit Averroès: " L'ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, la haine conduit à la violence... Voila l'équation"

- "C'est toujours l'oppresseur, non l'opprimé, qui détermine la forme de la lutte. Si l'oppresseur utilise la violence, l'opprimé n'aura d'autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n'était qu'une forme de légitime défense."
(Nelson Mandela dans son autobiographie "Un long chemin pour la liberté".)

- De la désespérance surgit la violence. 

     VOILE:

- Affirmer sa liberté en s’accoutrant du symbole doublement aliénant de la religion et du machisme, la démarche est pour le moins paradoxale...

     VOTER:

- Il y en a peut être qui sont morts pour que nous puissions voter, mais il y en a des millions qui sont morts parce que nous avons voté. (Anatole)

- Dans une démocratie défaillante, ne pas voter c'est laisser les autres choisir à votre place tandis que voter... c'est laisser les autres choisir à votre place.

     VOYOU: 

- Quel que soit le costard, un voyou reste un voyou!

     VULGAIRE:

- Le riche est d'autant plus vulgaire que le pauvre est plus digne.




INDEX

1789 - 21ème SIÈCLE

 ABSURDE - ACQUIS - ADDICTION - ADVERSAIRE - ALTÉRITÉ - ÂME - A PRIORI - AFRIQUE - AGIR et RÉFLÉCHIR - AILLEURS - ALTERNANCE - ALTRUISME - AMALGAME - AMITIÉ - AMOUR - ANALYSE - ANARCHIE - ANGÉLISME  -ANTICAPITALISME - APPARTENANCE - APPÂT - APPRIVOISER - ARGENT - ARRONDIR LES ANGLES -ART - ARTISAN - ARTISTE - ART  LYRIQUE - ASSEMBLÉES GÉNÉRALES - ATHÉE - ATTITUDE - AUDIT - AUSTÉRITÉ  - AUTORÉGULATION - AUTRUCHE - AVENIR

BANQUIER - BATTRE (se) - BEAUTÉ - BÉQUILLE - BESOINS - BÊTISE - BIENVEILLANCE - BINAIRE - BLESSURE - BLOCUS -  BONHEUR - BONIMENTEUR - BONNE CONSCIENCE - BON SENS - BORGNES - BOURGEOISIE - BOURSE  -  BUREAUCRATIE et LIBÉRALISME

CADEAU - CANCRE - CANNIBALISME - CAPITALISME - CAPRICE - CARACTÈRE - CARICATURE - CAUSE et EFFET - CELLULE - CENTRISME - CERTITUDE - CHAINES - CHANGEMENT- CHAOS - CHARITÉ - CHARLIE - CHIEN -CHIFFRE - CIVILITÉS - CIVISME - CLASSE - CLASSE DOMINANTE - CLASSER - CLICHÉS - CLIVAGE - CLIMAT - COLÈRE - COLIBRI (théorie du...) - COLLECTIF - COLONISATION - COMBAT - COMMUNISME - COMPASSION - COMPÉTITION - COMPLAISANCE - COMPLEXE - COMPLIQUÉ - COMPLOT - COMPRÉHENSION - CON (voir sot) - CONCIS - CONCURRENCE  - CONFIANCE - CONFLIT - CONFORMISME - CONFUSION - CONFUSIONNISME - CONGÉS PAYÉS- CONNAISSANCE - CONNERIE - CONSCIENCE - CONSERVATISME - CONSOMMATION - CONSPIRATIONNISME  - CONTESTATION - CONTRADICTION - CONVAINCRE - CORDONNIER - CORRIDA - COUP D'ÉTAT - COUPABLE - COUPLE   - CRABE - CRÉATION  - CRÉDIBLE - CRIME - CRISE - CROISSANCE - CROYANT - CRYPTOCON - CULPABILISER - CULTURE - CYNISME

DÉBAT DÉFAITISTE - DÉFAUT - DÉFICIT - DÉFINITION - DÉMOCRATIE - DÉSINFORMATION - DÉSIR - DÉSORDRE - DESTIN - DÉTERMINISME - DETTE  - DICTATURE  - DICTIONNAIRE - DIEU - DIGUE - DINGUE - DIPLÔME - DIRE - DIRIGEANTS - DISCIPLINE- DISCUSSIONS POLITIQUES - DISCUTER - DISTRACTION - DOGME - DOUTE - DROIT d'INGÉRENCE - DROIT - DROITE - DROITE et EXTRÊME DROITE

ÉCOLE - ÉCOLOGIE - ÉCONOMIE - ÉCONOMISTE - ÉCRIRE - ÉDUCATION - ÉGALITARISME - ÉGALITÉ - EGO - EGO-ALTRUISME - ÉGOÏSME - EL PUEBLO.... - ÉLECTIONS - ÉLITE - EMBALLAGE - EMPLOI - EMPIRE - ENNEMI - ENSEIGNANT - ENTRAIDE - ENTRAÎNEUR - ÉPANOUISSEMENT - ÉPITAPHE - ÉQUITÉ - ERREUR - ÉRUDITION- ESCROC - ESTABLISHMENT - ESTHÉTIQUE - ÉTAT - ÉTERNITÉ - ÉTIQUETTE - ÉTUDES- EUROPE - ÉVIDENCE - ÉVOLUTION - EXTRÊME-DROITE

FACEBOOK - FAIM - FAISEUR D'OPINION - FANTASME - FASCISME - FATALISME - FATUITÉ - FEMME - FÉMINISME - FÉROCITÉ - FINANCE - FISCAL WATERBOARDING - FOI - FOLIE - FOOT - FORMATION - FORTUNES


GAGNANTS/PERDANTS - GAUCHE - GAUCHE DE GAUCHE - GENS (les) - GÉNÉRALISER - GENTILLESSE - GIFLE - GOUVERNANCE - GOUVERNEMENT - GRAND PATRONAT - GRINGOS  - GROSSIÈRETÉ  - GROUPES D'APPARTENANCE - GUERRE - GUERRE CIVILE - GUERRE ÉCONOMIQUE  - GUILLOTINE

HISTOIRE - HOMME (espèce) - HOMME POLITIQUE - HUMANISME - HYPERACTIF

IDÉALISME - IDÉE - IDÉOLOGIE - IGNORANCE - ILLUSION - IMAGINATION - IMBÉCILE - IMMIGRATION - IMMORTALITÉ - IMPÔT - INCOHÉRENCE - INDIVIDU et COLLECTIVITÉ - INDIVIDUALISME - INÉGALITÉS - INFORMATION - INNÉ - INNOVATEUR - INSOUMIS - INSULTE - INSURRECTION - INTÉGRATION - INTÉGRISME - INTELLECTUEL - INTELLIGENCE - INTELLOQUETEUX - INTÉRÊTS - INTERNATIONALISME - INTERNET - INTOLÉRANCE - INTRANSIGEANCE- INTUITION - INVENTION - INVERSION - INVESTISSEUR - IRONIE - IRRATIONNEL (voir  RATIONNEL) - ISRAËL

JALOUSIE - JE - JEUNESSE - JUSTICE - JOURNAL TÉLÉVISÉ

LANGUES - LARBIN - LECTURE - LÉGALITÉ vs LÉGITIMITÉ - LIBERTÉ - LINGUISTIQUE - LIBÉRALISME - LIMITES - LIVRE - LOI - LOI DE LA JUNGLE - LOI DE SAY - LOI DU MARCHÉ - LUCIDITÉ - LUMPENCOGITO

MACHINE - MACHISME - MAI '68 - MAÎTRE - MAJORDOME - MALADIE - MANICHÉEN - MANIFESTATION - MANIPULATION - MARCHE (en) - MARCHÉ - MARCHÉ BOURSIER - MARIAGE POUR TOUS - MARTYRES - MATÉRIALISME - MATÉRIALISME DIALECTIQUE - MARX - MARXIEN - MARXMALLOW - MÉCHANCETÉ - MÉDIAS - MÉDITATION - MENTEUR - MÉRITE - MÉRITOCRATIE - MÉTAPHORE - MILITANT - MILITANTISME - MILLIARDAIRE - MISÈRE - MODÉRATION - MONDE - MONDIALISATION - MONOSÉMIQUE - MONSTRE -  MOQUERIE - MORALE -  MORALITÉ - MORDRE - MORT - MOTS - MUSIQUE - MYOPE - MYSTICISME - MYTHOLOGIE

NAÏVETÉ - NARCISSISME - NATURE - NAUFRAGE - NÉOCOLONIALISME - NÉOLIBÉRALISME - NEURONES - NDDL - NOM - NOUVEL AN - NUANCE

OBJECTIVITÉ - OFFENSIVE LIBÉRALE - OFFRE et DEMANDE - OPPRESSEUR - OPTIMISME

PAIX SOCIALE - PALESTINIENS - PARESSE - PARLER - "PARLER VRAI" - PAROLES - PARTIE - PARTIS - PATRIOTISME- PATRON - PAUVRE - PAUVRETÉ - PÉDAGOGIE - PÉRENNE - PERSPECTIVE - PERTINENCE- PERVERSION - PESSIMISME - PEUPLE - P.I.B. - PLÉONEXIE - PHYSIQUE -PHILOSOPHIE - POLITESSE - POLITIQUE - POLITOLOGUE  - POPULISME - POSSIBLES - POUVOIR - PRAGMATISME - PRAXIS -PRÉJUGÉ - PRÉSIDENT - PRÊT -PRÉTENTION - PREUVE - PRINCIPE - PRINTEMPS ARABES - PRIVATISATION - PRIVILÈGES - PROCTOCRATIE - PRODUIT - PROFIT - PROFITEUR - PROGRÈS - PROPAGANDE -  PROSTITUTION

QUESTION - QUÊTE

RACISME - RAISON - RÂLER - RATIONNEL/IRRATIONNEL - RÉALISME - RECHERCHE - RÉFLÉCHIR - RÉFLEXION - RÉFORME - RÉFORMISME - REGARD - RELATIVISER - RELATIVITÉ - RELIGION - RENTE - RÉPONSE - RÉPUBLIQUE - RÉSISTANCE - RESPONSABLE - RESSAC - RETRAITÉ -RÉUSSITE - RÊVE - REVENU UNIVERSEL - RÉVISIONNISME - RÉVOLUTION- RÉVOLUTION INDUSTRIELLE - RICAINS - RICHE (le) - RICHESSE - RIRE - ROBOT - ROI - ROMANTISME - RUISSELLEMENT (théorie du)

SAGE  - SAGESSE - SALARIAGE - SALARIÉ - SAVOIR - SCULPTURE - SÉCESSION - SÉCURITÉ - SÉLECTION NATURELLE -  SÉMANTIQUE - SÉMITE - SERVICE PUBLIC  - SEUL -SEXE - SEXISME - SHOAH - SIMPLISME - SIONISME - SLOGAN - SOCIALISME - SOCIÉTÉ - SOCIOLOGIE  - SOCIOLOGUE - SOLUTION - SONDAGE  - SOT  - SOUMISSION  - SOUVERAINISME - SPÉCIALISATION - SPECTACLE (société du) - SPIRITUEL - SPONSORING- SPONTANÉITÉ - SPORT - STATISTIQUES - SUBJECTIF - SUBJECTIVITÉ - SUFFRAGE -SURRÉALISME - SUSCEPTIBILITÉ - SYNDICALISME - SYSTÈME

TECHNOLOGIE - TEMPS DE TRAVAIL - TERRE - TERRORISME - THÈSE - TOLÉRANCE - TRADITION - TRAHISON - TRAVAIL - TRICHEUR - TYRAN

UBUNTU - UNIVERS - UNIQUE - UNIVERSITÉ - UTOPIE

VANDALISME - VANITÉ - VÉRITÉ - VERTU - VIE - VIEUX - VIOL - VIOLENCE - VOILE - VOTER  - VOYOU - VULGAIRE